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Actualités - Chronologie

Espace - Jour aujourd'hui Cap Canaveral pavoise (photo)

Le décor est planté au centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride) pour le retour triomphal de John Glenn dans l’espace jeudi, à bord de la navette Discovery, trente-six ans après son vol en orbite à bord de la capsule Friendship 7. L’équipage international au grand complet est placé en quarantaine. Les astronautes, dont l’Espagnol Pedro Duque et la Japonaise Chiaki Mukai, révisent une nouvelle fois les procédures du lancement et seuls les membres de leurs familles peuvent les rencontrer. Discovery est dressée sur le pas de tir «B», non loin de la dalle de béton à partir de laquelle Glenn, 77 ans, s’était élancé vers la gloire en 1962. À une centaine de mètres, sur le pas de tir «A», une autre navette est prête: Endeavour, qui emmènera le 3 décembre dans l’espace le deuxième élément de la Station spatiale internationale (ISS). Deux jours avant le lancement, le centre spatial Kennedy est déjà une ruche bourdonnante. Plus de 2 500 journalistes sont attendus pour suivre l’événement, les 8 300 chambres d’hôtel de la région sont toutes réservées et la foule des touristes devrait atteindre quelque 250 000 personnes, selon les responsables de Cap Canaveral. «Trésor national» Le président Bill Clinton lui-même se déplacera pour assister au départ de celui que l’ancien président John Kennedy qualifiait de «trésor national». Au cours de leur vol, les sept astronautes effectueront 83 expériences, parmi lesquelles des tests avec John Glenn pour comparer les effets physiologiques du vieillissement et, pour les astronautes, de l’apesanteur. D’autres expérimentations auront lieu dans le laboratoire Spacehab, installé dans la soute de la navette. Elles seront consacrées aux sciences de la vie (biologie, biotechnologie, médecine), ainsi qu’à la fabrication de matériaux ou à la physique des fluides. Pendant leur mission, les membres de l’équipage devront aussi lâcher, puis récupérer, deux jours après, un observatoire chargé d’étudier le soleil, Spartan. Tout au long de la préparation de la mission, les responsables de l’agence spatiale américaine (NASA) ont insisté sur son importance scientifique, notamment pour l’étude du vieillissement, réfutant l’idée que le vol de Glenn était une opération de relations publiques. Et John Glenn s’est appliqué à défendre publiquement cette position: «Si vous éliminez les profits qu’en retirera la science, alors il n’y a aucune raison» que ce second vol historique ait lieu, a-t-il répété à plusieurs reprises. Il n’empêche que Glenn volera la vedette à ses six coéquipiers et que les Américains suivront les battements de cœur de leur «vieux héros», comme autrefois, jusqu’à son atterrissage le 7 novembre au centre spatial Kennedy.
Le décor est planté au centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride) pour le retour triomphal de John Glenn dans l’espace jeudi, à bord de la navette Discovery, trente-six ans après son vol en orbite à bord de la capsule Friendship 7. L’équipage international au grand complet est placé en quarantaine. Les astronautes, dont l’Espagnol Pedro Duque et la Japonaise Chiaki Mukai, révisent une nouvelle fois les procédures du lancement et seuls les membres de leurs familles peuvent les rencontrer. Discovery est dressée sur le pas de tir «B», non loin de la dalle de béton à partir de laquelle Glenn, 77 ans, s’était élancé vers la gloire en 1962. À une centaine de mètres, sur le pas de tir «A», une autre navette est prête: Endeavour, qui emmènera le 3 décembre dans l’espace le deuxième élément de la...