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Actualités - Reportage

A Broummana, les touristes se plaignent

Qui aurait dit que Broummana, l’un des centres de villégiature les plus prisés, ne possédait pas de réseau d’égouts? Le problème d’ailleurs ne se limite pas à Broummana mais concerne pratiquement tout le Metn-Nord, une région extrêmement peuplée et très fréquentée par les touristes qui se plaignent en effet de cette anomalie. La situation actuelle n’est pas brillante: selon le président de la municipalité de Broummana, M. Pierre Achkar, en l’absence d’égouts, seuls les gens qui ont les moyens acquièrent des pompes (qui coûtent entre 7 et 15 mille dollars) ou louent des citernes pour évacuer les eaux des égouts. Les autres les lâchent en pleine nature, polluant les ruisseaux. Interrogé par «L’Orient-Le Jour», M. Achkar a expliqué que l’affaire n’était pas si facile à résoudre: «La partie centrale de Broummana, la plus ancienne, est la seule qui possède un réseau d’égouts, construit avant la guerre et relié à une station d’épuration à Roumié. Mais pendant la guerre, le village a connu une extension vers les deux vallées qui le bordent, du côté nord et du côté est. Toutes ces nouvelles zones résidentielles ne sont pas pourvues en égouts.» Et de poursuivre: «Le problème pour nous se situe au niveau suivant: même si nous installons un réseau dans ces régions, nous n’avons pas les moyens de le relier à un réseau principal, étant donné qu’il n’y a pas de route principale allant vers la côte surtout du côté est, critère principal pour la construction d’égouts. Pour la région nord (du côté de Jouret el-Ballout), le Conseil de développement et de reconstruction (CDR) a un projet de réseau allant de Jouret el-Ballout à Zalka, et jusqu’à une station d’épuration sur la côte. Mais pour la région est, c’est-à-dire en direction de Beit-Méry, rien n’est prévu». M. Achkar nous a également exposé les projets de la municipalité en attendant une solution radicale pour la région. «Nous pensons installer trois ou quatre stations d’épuration desservant chacune quelque 2 500 habitations», a-t-il dit. «Elles seraient reliées à une station d’épuration dans la vallée de Monteverde. Une autre option s’offre à nous: une citerne propre à la municipalité et qui évacuerait les eaux des égouts. Tous ces projets sont sous étude actuellement, et nous attendons les résultats pour juger du moyen le plus facile et le moins coûteux pour nous. On espère que l’une ou l’autre des solutions sera prête pour le printemps prochain». Parlant du financement, M. Achkar a précisé: «Pour construire ces stations, il faut prendre en considération leur coût et l’expropriation d’un terrain pour les y placer. Or nous avons très peu de moyens, surtout que l’État nous doit environ un milliard et demi de livres libanaises que nous n’avons pas encore touchés (sans compter que les intérêts, 150 millions de livres, ont été supprimés par le ministère des Finances). Il faut signaler que les municipalités qui sont débiteurs envers l’État payent, elles, des intérêts. Cependant les habitants de Broummana se sont déclarés prêts à contribuer au projet parce qu’ils sont très lésés par la situation actuelle. En ce qui concerne les camions-citernes pour l’évacuation des eaux des égouts, nous avons entendu dire que le ministère des Ressources hydrauliques et électriques se prépare à en acquérir et pourrait donc nous en procurer, mais rien n’est encore sûr». Et de conclure: «Il faut savoir que la municipalité ne peut résoudre entièrement le problème tant qu’il n’y a pas de réseau routier principal du côté de Beit-Méry notamment. Il y a un projet de route qui passerait par Beit-Méry et Monteverde. S’il est exécuté, le réseau d’égouts sera installé en même temps, et tout sera réglé. Mais nous avons besoin d’une solution temporaire parce que nous ne pouvons plus attendre, vu qu’un bon nombre de personnes habitant Broummana, notamment l’été, ne sont pas libanaises et ne tolèrent pas la situation».
Qui aurait dit que Broummana, l’un des centres de villégiature les plus prisés, ne possédait pas de réseau d’égouts? Le problème d’ailleurs ne se limite pas à Broummana mais concerne pratiquement tout le Metn-Nord, une région extrêmement peuplée et très fréquentée par les touristes qui se plaignent en effet de cette anomalie. La situation actuelle n’est pas brillante: selon le président de la municipalité de Broummana, M. Pierre Achkar, en l’absence d’égouts, seuls les gens qui ont les moyens acquièrent des pompes (qui coûtent entre 7 et 15 mille dollars) ou louent des citernes pour évacuer les eaux des égouts. Les autres les lâchent en pleine nature, polluant les ruisseaux. Interrogé par «L’Orient-Le Jour», M. Achkar a expliqué que l’affaire n’était pas si facile à résoudre: «La partie...