Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les Serbes se retirent sous la pression de l'Otan

La Mission diplomatique d’observation (KDOM) a constaté mardi un retrait substantiel du Kosovo de forces de police serbes, à quelques heures de l’expiration du délai accordé par l’Otan au président Slobodan Milosevic pour se conformer aux exigences internationales. À Bruxelles, un responsable de l’Otan s’exprimant sous couvert d’anonymat a déclaré que le président yougoslave «est en train d’appliquer» les demandes de la communauté internationale. La Maison-Blanche a, de son côté, salué «les mesures très substantielles prises» pour l’application des demandes de l’Otan par le président Milosevic. La KDOM a observé «une réduction significative» de la présence policière sur le terrain, avec notamment le retrait lundi soir d’environ 4 100 policiers qui ont gagné d’autres régions de la Serbie, a indiqué à la presse Shaun Byrnes, chef de l’équipe de la cinquantaine d’observateurs américains faisant partie de la KDOM, forte d’environ 150 personnes au total. Mardi, d’autres véhicules blindés de la police ont été observés en train de quitter le Kosovo, a ajouté M. Byrnes qui n’a pas précisé le nombre de policiers serbes encore présents au Kosovo. En ce qui concerne l’armée, il restait mardi au Kosovo seulement trois unités déployées sur le terrain, selon la même source. Selon les informations dont dispose la KDOM, «pas plus de trois unités de la taille d’une compagnie» de l’armée se trouvent encore hors de leurs casernes, a dit M. Byrnes. Une compagnie dans l’armée yougoslave compte généralement entre 100 et 120 hommes. L’une de ces unités est positionnée sur les hauteurs de Dulje (sud). Une autre se trouve près de l’aéroport de Pristina et la troisième est entre Klina et Pec (ouest du Kosovo), a-t-il précisé. «Nous n’avons pas connaissance d’autres unités militaires déployées hors de leurs garnisons, mis à part les garde-frontières» qui patrouillent normalement au Kosovo le long des frontières yougoslaves, a-t-il ajouté. Un responsable de l’Otan à Bruxelles a indiqué, sous couvert d’anonymat, qu’il y avait dimanche dernier 14 500 membres des forces de sécurité serbes au Kosovo et que l’Otan avait demandé à Belgrade d’en retirer 4 500 pour n’en laisser que 10 000 sur place. Ce chiffre correspond au nombre de policiers qui se trouvaient au Kosovo avant mars, mois au cours duquel le conflit s’est intensifié avec les indépendantistes kosovars, a-t-il précisé. Quant à l’armée, l’Otan accepte la présence de garde-frontières et a demandé le week-end dernier aux autorités yougoslaves le retour dans leurs casernes de 15 000 soldats, selon la même source. M. Byrnes a indiqué qu’«aucune violation du cessez-le-feu» n’avait été constatée mardi par les diplomates qui ont sillonné la province. La KDOM a entendu dans la nuit de lundi à mardi des tirs dans la région de Malisevo, au sud-ouest de Pristina. «C’étaient des policiers qui tiraient en l’air, parce qu’ils étaient nerveux, et c’est une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que l’on ne se tirait pas dessus les uns les autres», a souligné M. Byrnes. «La meilleure preuve du départ de la police serbe est le fait que nous avons vu d’importants signes de retour de la population, femmes et enfants, dans les villages», a dit le diplomate américain. Des membres de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) sont cependant revenus mardi dans plusieurs villages de la Drenica (centre), leur ancien bastion, abandonnés par la police serbe. Sur les routes, notamment sur l’axe Pristina-Malisevo, la quasi-totalité des barrages de police avait disparu.
La Mission diplomatique d’observation (KDOM) a constaté mardi un retrait substantiel du Kosovo de forces de police serbes, à quelques heures de l’expiration du délai accordé par l’Otan au président Slobodan Milosevic pour se conformer aux exigences internationales. À Bruxelles, un responsable de l’Otan s’exprimant sous couvert d’anonymat a déclaré que le président yougoslave «est en train d’appliquer» les demandes de la communauté internationale. La Maison-Blanche a, de son côté, salué «les mesures très substantielles prises» pour l’application des demandes de l’Otan par le président Milosevic. La KDOM a observé «une réduction significative» de la présence policière sur le terrain, avec notamment le retrait lundi soir d’environ 4 100 policiers qui ont gagné d’autres régions de la Serbie, a...