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Actualités - Chronologie

Les Emirats arabes unis secoués par une nouvelle affaire de fraude bancaire

Les Emirats arabes unis, à peine remis de la banqueroute de la BCCI, sont secoués par une nouvelle affaire de fraude bancaire qui touche cette fois une banque islamique, ont indiqué lundi des banquiers. Des déposants font la queue dans les succursales de la Dubai Islamic Bank (DIB), depuis que la rumeur circule que des membres de la direction ont été accusés de détournement de fonds. Un communiqué annonçant dimanche soir l’intervention de la banque centrale semble cependant avoir commencé à ramener le calme. «D’après nos informations, certains membres de la direction ont détourné de 200 à 250 millions de dirhams (AED) (55 À 68 M USD) de commissions gagnées par la banque sur des transactions immobilières», a déclaré un banquier sous le couvert de l’anonymat. Au moins quatre cadres de la DIB ont été emprisonnés pour détournement de fonds, selon des sources financières. Les responsables de la DIB refusaient de commenter ces allégations lundi matin. Le communiqué de la banque centrale assurait dimanche soir que les créanciers de la DIB ne risquent rien et que le gouvernement a nommé quatre experts pour prendre des mesures qui permettraient d’éviter la faillite. La Dubai Islamic Bank, qui avait un capital souscrit de 114,4 M USD et des avoirs de 2,28 mds USD en 1997, est la sixième banque commerciale des Emirats. Son marché principal se trouve aux Emirats et dans les pays voisins, mais elle finance aussi le commerce avec le sous-continent indien. Les Emirats arabes unis, un des grands producteurs de pétrole, s’efforcent de se remettre de la banqueroute en 1991 de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), dont des dirigeants avaient détourné des fonds. La BCCI était contrôlée par le gouvernement d’Abou Dhabi, le plus riche des sept Emirats, qui continue à éponger ses dettes. Des centaines de milliers d’épargnants avaient été touchés, la BCCI laissant un passif de 10 mds USD lorsqu’elle a été mise en liquidation. La DIB avait été touchée par la banqueroute de la BCCI, où elle avait investi un peu plus de 80 M USD. Une autre crise bancaire avait secoué le pays au milieu des années 80, obligeant plusieurs banques à fusionner pour éviter la débâcle. Le système bancaire des Emirats reste vulnérable depuis ces crises, ont estimé des banquiers. Ils ont rappelé que la banque centrale avait dû intervenir pour rassurer le marché après une ruée sur la Mashreq Bank de Dubaï en 1997, lorsque la rumeur avait couru qu’elle avait perdu gros dans l’effondrement des marchés asiatiques. «Le problème est très grave parce que les Emirats ont connu des crises bancaires à répétition et qu’Abou Dhabi se prépare à lancer la plus importante banque islamique au monde. Cela pourrait affecter ce projet», a déclaré un banquier. La Abu Dhabi Islamic Bank, en formation, a déjà levé 272 M USD de capitaux privés depuis l’été 1997. «Mais je crois que Dubai ne laissera pas la DIB couler et fera de son mieux pour l’aider financièrement et sur le plan administratif», a-t-il ajouté. D’après les courtiers, l’action de la DIB est tombée de 163 dirhams (44,5 dollars) la semaine dernière à 155 dirhams (42,4 dollars) lundi matin.(AFP)
Les Emirats arabes unis, à peine remis de la banqueroute de la BCCI, sont secoués par une nouvelle affaire de fraude bancaire qui touche cette fois une banque islamique, ont indiqué lundi des banquiers. Des déposants font la queue dans les succursales de la Dubai Islamic Bank (DIB), depuis que la rumeur circule que des membres de la direction ont été accusés de détournement de fonds. Un communiqué annonçant dimanche soir l’intervention de la banque centrale semble cependant avoir commencé à ramener le calme. «D’après nos informations, certains membres de la direction ont détourné de 200 à 250 millions de dirhams (AED) (55 À 68 M USD) de commissions gagnées par la banque sur des transactions immobilières», a déclaré un banquier sous le couvert de l’anonymat. Au moins quatre cadres de la DIB ont été...