Les flux d’entrées d’étrangers en France ont diminué en 1996, confirmant une tendance générale à la baisse depuis 1994, indique un rapport de la Direction des populations et des migrations du ministère de la Solidarité. La France a connu 74.000 entrées à caractère permanent (contre 77.000 en 1995 et 91.500 en 1994), se répartissant entre 22.500 ressortissants de l’Espace économique européen (-10%) et près de 51.500 ressortissants de pays tiers (quasiment stable: -1,5%). Parmi ces derniers, 60% des flux reposent sur des motifs familiaux. Les entrées permanentes émanant de pays hors-EEE proviennent pour moitié d’Afrique, pour 23% d’Asie, 14% des Amériques, 11% d’Europe (ex-URSS comprise). Une majorité des flux du regroupement familial viennent d’Afrique. Côté salariés, 40% viennent d’Afrique, 27% d’Amérique, 22% d’Asie et plus de 10% d’Europe. Au sein de la main-d’œuvre africaine entrant en France, 60% proviennent du Maghreb. La population active étrangère (2,8 millions) a poursuivi sa lente érosion (-12.500 entre mars 1996 et mars 1997). On compte un million d’étrangers salariés (5,5% des salariés en France). Le chômage des étrangers a été de 23,2% (en mars 1997, au sens du Bureau international du travail, contre un taux mondial de chômage de 11,6%). Le chômage des ressortissants de pays tiers est le triple (31%) de celui des étrangers d’Europe (10%). En 1996, le rapport dénombre près de 110.000 acquisitions de nationalité. Quelque 54% de ces changements de nationalité concernent des Africains (dont 44% de Maghrébins). A ce total s’ajoute une estimation de 7.500 enfants ayant reçu la nationalité française à la naissance sur le territoire. Par ailleurs, l’immigration à caractère temporaire a été composée de 4.832 titulaires d’autorisations provisoires de travail (APT) en 1996 (contre 4.526 en 1995), de 520 stagiaires (contre 444), de 15.950 étudiants (contre 15.057) et de 17.405 demandeurs d’asile (contre 20.415). L’immigration saisonnière a concerné 8.766 personnes (-6,3%, en baisse régulière depuis 1992), pour moitié du Maroc. La demande d’asile (-15%) a baissé pour la 7e année consécutive, et le taux de reconnaissance a été de 20%. Les demandes les plus importantes ont émané de Roumanie (23%). Comme en 1995, le nombre de réfugiés statutaires s’est situé en-dessous de 5.000 (4.344), au lieu d’une moyenne de 15.000 par an dans les années 90-91, puis de 10.000 en 92-93. (AFP)
Les flux d’entrées d’étrangers en France ont diminué en 1996, confirmant une tendance générale à la baisse depuis 1994, indique un rapport de la Direction des populations et des migrations du ministère de la Solidarité. La France a connu 74.000 entrées à caractère permanent (contre 77.000 en 1995 et 91.500 en 1994), se répartissant entre 22.500 ressortissants de l’Espace économique européen (-10%) et près de 51.500 ressortissants de pays tiers (quasiment stable: -1,5%). Parmi ces derniers, 60% des flux reposent sur des motifs familiaux. Les entrées permanentes émanant de pays hors-EEE proviennent pour moitié d’Afrique, pour 23% d’Asie, 14% des Amériques, 11% d’Europe (ex-URSS comprise). Une majorité des flux du regroupement familial viennent d’Afrique. Côté salariés, 40% viennent d’Afrique, 27%...
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