Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Dernières notes au Bustan avec l'Orchestre philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon (photo)

Les «Indes galantes» de J.P. Rameau à la mi-février avaient donné le «la» au festival d’Al-Bustan placé cette année sous le signe des couleurs de la France. Aujourd’hui, en avant-dernière représentation, les derniers accords et les dernières notes, sous la houlette de Friedemann Layer, dirigeant l’Orchestre Philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon, clôturent cet événement qui a groupé sous nos cieux plus d’un talent, nous entretenant de la culture et du rayonnement français. Créé en 1979, l’Orchestre Philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon a un répertoire riche qui inclut, outre les grandes œuvres méconnues de Bizet, Tchaïkovski, Franck, Liszt, Fauré, Saint-Saëns, des œuvres de musique contemporaine tels Liebermann, Schonberg, Cage, Penderecki, Xenakis... En ouverture, la chatoyance orchestrale pour narrer «le Tombeau de Couperin» de Ravel. Quarante musiciens pour dire la beauté de la musique à travers les symphonies dites «parisiennes» de Mozart et Haydn. Monde sonore enchanteur où éclatent la joie de l’un et la grâce de l’autre. Écrite vers 1784 et probablement dédiée à Marie-Antoinette, cette symphonie de Haydn a un «allegro» enjoué, une «romance» qui nous fait penser à la «bergerette» qu’affectionnait la reine du Trianon, un «andante» populaire et un finale où triomphent les instruments à vent... Prolongement de cet enchantement grâce à l’univers mozartien où, de l’impressionnante masse de quarante-neuf symphonies écrites, on retient ici la légèreté et l’élégance d’une narration dénuée d’intentions profondes, exempte d’épanchements lyriques et marquée surtout par un jaillissement continu de mélodies et de couleurs harmoniques ou instrumentales. «La musique, même dans la situation la plus terrible, ne doit jamais offenser l’oreille mais là encore, charmer et demeurer toujours de la musique», écrivait Mozart à son père en 1781. Réflexion qu’on s’approprie naturellement en écoutant cette musique même deux siècles plus tard... On retrouve là dans cette symphonie No 31 K297 la synthèse parfaite de la facilité italienne, de la rigueur allemande et surtout de l’élégance française. En deuxième partie de ce concert, l’hôte de marque est Anne Queffelec, premier prix de piano du Conservatoire de Paris et dont on a écouté ici même la brillante prestation il y a deux jours avec le quatuor à cordes Endillion. Donnant la réplique à l’Orchestre Philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon, Anne Queffelec interprète sa version du 9e concerto pour piano de Mozart. Expressive, débordante d’inventions thématiques, cette œuvre ne donne pas seulement à l’orchestre un rôle d’accompagnateur mais permet surtout à la soliste de montrer la virtuosité la plus éblouissante dans l’allegro, la douceur la plus confondante dans l’andante, pour finir en une franche gaieté... Moment merveilleux où l’auditeur échappe à toute réalité grâce à l’enchantement de la musique. Avec Mozart, les dernières notes de ce festival 98 sont l’expression d’une atmosphère où éclatent la vie et l’espoir.
Les «Indes galantes» de J.P. Rameau à la mi-février avaient donné le «la» au festival d’Al-Bustan placé cette année sous le signe des couleurs de la France. Aujourd’hui, en avant-dernière représentation, les derniers accords et les dernières notes, sous la houlette de Friedemann Layer, dirigeant l’Orchestre Philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon, clôturent cet événement qui a groupé sous nos cieux plus d’un talent, nous entretenant de la culture et du rayonnement français. Créé en 1979, l’Orchestre Philharmonique de Montpellier-Languedoc-Roussillon a un répertoire riche qui inclut, outre les grandes œuvres méconnues de Bizet, Tchaïkovski, Franck, Liszt, Fauré, Saint-Saëns, des œuvres de musique contemporaine tels Liebermann, Schonberg, Cage, Penderecki, Xenakis... En ouverture, la...