Le film néerlandais «Karakter» («Character»), qui a remporté lundi l’Oscar du meilleur film étranger, raconte le conflit qui oppose un père et son fils illégitime. Réalisé par Mike van Diem, ce film qui a coûté 7 millions de florins (environ 3,5 millions de dollars) est le premier film néerlandais distribué par le géant des médias Buena Vista. Le scénario est inspiré du roman, également intitulé «Karakter», d’un écrivain néerlandais, Ferdinand Bordewijk (1884-1965), très apprécié aux Pays-Bas. Une notoriété qui a permis au film d’avoir une publicité nationale énorme durant le tournage et à sa sortie. L’action du film se déroule au début du XXe siècle et met en scène le conflit qui oppose un père, Dreverhaven, huissier de Rotterdam (ville portuaire de l’ouest des Pays-Bas), à son fils illégitime, Katadreuffe. Ce dernier est en effet le fruit d’un viol de la femme de ménage. Depuis lors, la mère de Katadreuffe, Joba, refuse catégoriquement de se marier avec Dreverhaven ou d’en recevoir de l’aide. La frustration qu’occasionne ce refus amène Dreverhaven, personnage brutal et obsédé par la loi, à s’opposer à Katadreuffe dès leur première rencontre. Il fait cela de toutes les manières possibles et imaginables, et notamment en lui imposant une éducation sévère, presque sadique. Il éveille ainsi en son fils un tempérament combatif et persévérant, accentuant la haine que Katadreuffe ressent envers lui, haine qui représente la plus grande tragédie de sa vie. Selon le quotidien «De Volkskrant» (travailliste), «la beauté de “Karakter” réside dans l’utilisation minutieuse et créative de toutes sortes de techniques cinématographiques», entre autres de nombreux flash-backs. Le metteur en scène Mike van Diem exploite de manière positive des méthodes théâtrales, mais en même temps «minimalistes», pour filmer les scènes de rencontre souvent dures entre père et fils, ou encore pour filmer les relations amoureuses entre Katadreuffe et une jeune néerlandaise, Mademoiselle Te George. Le metteur en scène a ainsi réussi à atteindre ses deux objectifs: raconter l’histoire d’un conflit père-fils et faire ressortir le monde psychologique intérieur des personnages. De plus, c’est la première fois qu’un film néerlandais peut être qualifié de «grand public», tout en conservant une forte touche personnelle du metteur en scène. «Un mélange qui peut garantir le succès, comme l’ont démontré auparavant des Welles, Fellini et autres Scorsese», écrit le «Volkskrant». (AFP)
Le film néerlandais «Karakter» («Character»), qui a remporté lundi l’Oscar du meilleur film étranger, raconte le conflit qui oppose un père et son fils illégitime. Réalisé par Mike van Diem, ce film qui a coûté 7 millions de florins (environ 3,5 millions de dollars) est le premier film néerlandais distribué par le géant des médias Buena Vista. Le scénario est inspiré du roman, également intitulé «Karakter», d’un écrivain néerlandais, Ferdinand Bordewijk (1884-1965), très apprécié aux Pays-Bas. Une notoriété qui a permis au film d’avoir une publicité nationale énorme durant le tournage et à sa sortie. L’action du film se déroule au début du XXe siècle et met en scène le conflit qui oppose un père, Dreverhaven, huissier de Rotterdam (ville portuaire de l’ouest des Pays-Bas), à son fils...
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