Il faut s’attendre à tout de la part de Ronaldo au Mondial. Par contre, il ne faut pas trop rêver samba. Tels sont les enseignements de l’heureuse victoire remportée par le Brésil (2-1) contre l’Allemagne, en match de préparation, mercredi à Stuttgart. Les Brésiliens et Ronaldo ont montré aux Européens ce qu’ils savaient (aussi) faire. Pour les Brésiliens, prendre les Allemands au jeu où ils excellent, deux occasions, deux buts. Pour Ronaldo: faire la différence d’un trait unique, mais fulgurant. Le «phénomène» a été maîtrisé par Christian Woerns. Jusqu’à la 88e minute. «Nous étions tous en attaque, il y a eu ce contre, il est parti, il est trop rapide, il a eu une occasion, il a marqué», relatait Woerns. Un dernier crochet pour contourner le gardien Andreas Koepke et, comme trois semaines plus tôt avec l’Inter contre Schlake 04, Ronaldo idéalement lancé par Roberto Carlos, enfonçait dans le cuir allemand la banderille fatale. Son 25e but en 37 sélections. «C’est un but très important pour le Brésil», commentait Ronaldo, honoré à 21 ans du brassard de capitaine après l’expulsion de Dunga. «Le Brésil devait s’améliorer après la Gold Cup (où il avait pris une décevante 3e place en février), il l’a fait et j’espère qu’il continuera à le faire d’ici au Mondial». Pressé par une indescriptible cohue journalistique, il ne s’attardait guère, sinon pour dire: «Le Brésil peut gagner la Coupe du monde. Il aura affaire à forte partie, mais il a montré ce soir ce dont il était capable». Ce dont les quadruples champions du monde sont capables? Rivaliser en efficacité mais aussi en engagement avec des maîtres en la matière. «Quand nous jouons en Allemagne, c’est pour apprendre cet engagement, nous sommes souvent les élèves de ce point de vue», avait indiqué le sélectionneur Mario Zagallo. Son homologue allemand Berti Vogts n’était pas dupe, qui avait fait valoir que «la plupart des Brésiliens étaient désormais formés à l’école européenne». A la fin du match, le brio s’était laissé désirer. Mais les Brésiliens menaient au nombre de buts, au taux de réussite et au nombre de cartons jaunes (4 à 3). Quant aux expulsions, l’égalité était parfaite: 1 à 1. «Nous avons adopté une stratégie différente, exposait Zagallo. Nous avons décidé d’attendre les Allemands et le contre, ça a payé». Zagallo connaissait l’enjeu. Il n’a pas choisi pour rien de renoncer à faire entrer le créateur parisien Raï, pourtant rappelé pour l’occasion après avoir été écarté avant la finale du Mondial 1994. Contesté, Zagallo se donnait de l’air quand certains médias nationaux annonçaient sont éviction en cas de défaite. Les carences défensives de son onze ne lui auront pas échappé. Et s’il refusait le rang de seul favori au titre mondial, il ajoutait que «cette victoire est une motivation supplémentaire». Les températures françaises inviteront sûrement davantage à la samba que celles de Stuttgart. (AFP)
Il faut s’attendre à tout de la part de Ronaldo au Mondial. Par contre, il ne faut pas trop rêver samba. Tels sont les enseignements de l’heureuse victoire remportée par le Brésil (2-1) contre l’Allemagne, en match de préparation, mercredi à Stuttgart. Les Brésiliens et Ronaldo ont montré aux Européens ce qu’ils savaient (aussi) faire. Pour les Brésiliens, prendre les Allemands au jeu où ils excellent, deux occasions, deux buts. Pour Ronaldo: faire la différence d’un trait unique, mais fulgurant. Le «phénomène» a été maîtrisé par Christian Woerns. Jusqu’à la 88e minute. «Nous étions tous en attaque, il y a eu ce contre, il est parti, il est trop rapide, il a eu une occasion, il a marqué», relatait Woerns. Un dernier crochet pour contourner le gardien Andreas Koepke et, comme trois semaines plus tôt...
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