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Actualités - Chronologie

La terre et sa végétation sous l'oeil de Spot-4

Avec Spot-4, quatrième satellite d’observation civil français, la Terre, ses ressources, la connaissance de son environnement en général et végétal en particulier, pourront être mieux gérés. Spot-4, qui part pour l’espace le 21 mars à bord de la fusée Ariane, va en effet scruter la planète depuis son orbite polaire à 832 km d’altitude 24 heures sur 24 pendant au moins cinq ans. Le lancement est prévu entre 01h37 et 01h46 GMT. Doté d’équipements nouveaux, Spot (600 millions USD, segment sol compris) assurera la continuité des services fournis par Spot Image, la société qui exploite le système depuis dix ans, et permettra de nouvelles applications pour le bénéfice d’une clientèle qui s’étend sur toute la planète et gagne l’ex-URSS et la Chine. Les images des deux satellites Spot, encore opérationnels sur les trois lancés depuis 1986, sont utilisées dans le monde entier. Spot Image et ses filiales détiennent 60% de ce marché en plein développement où les concurrents affûtent leurs armes, aux Etats-Unis, en Inde, au Japon. Rien n’y sera simple ni aisé à l’avenir, car les besoins sont multiples mais non encore bien délimités. Souvent, les utilisateurs potentiels ignorent eux-mêmes ce qu’ils pourraient en tirer de bénéfique. Une guerre des prix et de la précision des images (résolution) est en cours. A partir des images de ces satellites, on peut cartographier les zones encore «blanches» des atlas, rendre plus précises les cartes anciennes, savoir si les récoltes de telle région céréalière seront bonnes ou déficitaires, donc jouer à la bourse de Chicago, prévoir les inondations ou les sécheresses, suivre la désertification, détecter les maladies végétales, planifier semailles et épandage des engrais ou pesticides, suivre le développement urbain, aider les militaires. Certes, avec la résolution (10 et 20 mètres) de leurs appareils, les Spot ne remplaceront jamais les satellites espions Keyhole-11 (Etats-Unis) qui voient des détails de 5 centimètres ou les Hélios franco-européens. Mais leurs données complètent les indications qu’ils fournissent et les états-majors sont des clients fidèles de Spot. Accessibles à tous, relativement peu chères, elles peuvent être traitées en fonction des requêtes des clients qui les reçoivent avec des stations simples et en tirent la substantifique moelle avec des opérateurs formés en quelques jours. Depuis 1986, les Spot, construits par le groupe franco-britannique Matra Marconi Space, ont emmagasiné des dizaines de millions d’images (5 millions en 1997) de toute la Terre, Antarctique compris, qui sont accessibles par réseaux dédiés, par Internet ou sur CD-Rom mis à jours tous les six mois. Spot-5, qui sera encore amélioré par rapport à Spot-4, avec notamment une résolution de 3 mètres, est en construction pour un lancement fin 2001, et l’on étudie ses successeurs qui seront sans doute conçus autour de la plate-forme Proteus, beaucoup plus petite d’Aérospatiale. Depuis 1997, Spot Image distribue aussi les données radar des satellites européens ERS et celles des Radarsat canadiens, manière d’atteindre de nouveaux clients et de leur fournir aussi des images stéréoscopiques et, pour les pays tropicaux, comme l’Indonésie, d’avoir, malgré les nuages, des cartes mosaïques en recoupant les images Spot avec les données radar et météorologiques. (AFP)
Avec Spot-4, quatrième satellite d’observation civil français, la Terre, ses ressources, la connaissance de son environnement en général et végétal en particulier, pourront être mieux gérés. Spot-4, qui part pour l’espace le 21 mars à bord de la fusée Ariane, va en effet scruter la planète depuis son orbite polaire à 832 km d’altitude 24 heures sur 24 pendant au moins cinq ans. Le lancement est prévu entre 01h37 et 01h46 GMT. Doté d’équipements nouveaux, Spot (600 millions USD, segment sol compris) assurera la continuité des services fournis par Spot Image, la société qui exploite le système depuis dix ans, et permettra de nouvelles applications pour le bénéfice d’une clientèle qui s’étend sur toute la planète et gagne l’ex-URSS et la Chine. Les images des deux satellites Spot, encore opérationnels...