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Actualités - Chronologie

Tokyo se félicite de la nouvelle équipe au pouvoir

Le Japon se félicite de la nouvelle équipe qui a pris les rênes du gouvernement chinois cette semaine, espérant qu’elle sera à même d’établir des liens de confiance à long terme entre les deux gérants de l’Asie aux relations traditionnellement tumultueuses. Les autorités de Tokyo se réjouissent tout particulièrement de la promotion de M. Zhu Rongji, 69 ans, au poste de premier ministre, et de celle de M. Tang Jiaxuan, 60 ans, à la tête du ministère des Affaires étrangères chinois. D’excellentes relations personnelles existent entre M. Zhu et son homologue japonais Ryutaro Hashimoto. Le «tsar de l’économie chinoise» a visité le Japon pas moins de cinq fois entre 1980 et 1994 et a su y tisser des liens personnalisés avec plusieurs des principaux responsables chargés de dossiers économiques. Quant à M. Tang Jiaxuan, il est un grand connaisseur du Japon dont il parle la langue couramment. Il a été à deux reprises en poste à l’ambassade de Chine à Tokyo, d’abord comme secrétaire de 1978 à 1983 puis comme ministre-conseiller de 1988 à 1991. Le nouveau chef de la diplomatie chinoise possède au Japon nombre d’amis personnels et connaît l’importance considérable de la santé des relations entre Tokyo et Pékin pour l’avenir de l’Asie orientale, relèvent les experts. M. Hashimoto a salué ces deux nominations avec enthousiasme.«Je pense que la bonne personne a été choisie pour faire avancer la privatisation des entreprises d’Etat et les autres réformes», a-t-il de M. Zhu. Quant à M. Tang, «il est un ami de longue date et aucun doute qu’il connaisse bien le Japon. Je me réjouis de travailler avec lui», a-t-il dit. Les experts japonais de la Chine partagent cet optimisme mais relèvent que si ces nouveaux dirigeants sont plutôt favorables au Japon, il leur faudra néanmoins s’attacher à observer une certaine réserve à l’égard de Tokyo pour tenir compte d’une opinion publique chinoise qui n’est guère pro-japonaise. Dans les années quatre-vingt, le secrétaire général du PC chinois de l’époque Hu Yaobang avait chèrement payé l’amitié qu’il portait au Japon. Dominante économique «La nouvelle direction chinoise est une équipe à forte dominante économique qui réalise à quel point le maintien de bonnes relations avec le Japon est absolument essentiel», explique M. Ryosei Kokubun, professeur à l’Université Keio à Tokyo, l’un des meilleurs experts de la Chine au Japon. «M. Jiang Jiaxuan possède des canaux de communication personnels avec les intellectuels et les hommes politiques japonais. C’est une très bonne chose», ajoute cet universitaire. «Les autorités chinoises comprennent qu’étant donné l’ampleur des défis qui attendent la Chine, le régime à Pékin ne pourra pas survivre sans la poursuite d’une étroite coopération économique avec le Japon et les Etats-Unis. La Chine a besoin de l’aide du Japon», ajoute M. Kokubun. La Chine et le Japon commémorent cette année le 25e anniversaire de la conclusion d’un traité de paix et d’amitié qui couronna les efforts de deux voisins pour tourner la page sur leur passé douloureux. La Chine évalue à plus de vingt millions de morts le bilan de l’invasion japonaise jusqu’en 1945. Certains nationalistes japonais qui nient les exactions japonaises dans ce pays relancent régulièrement la polémique. A cela s’ajoute un différend territorial portant sur un groupe de petites îles et surtout une sourde rivalité politique et diplomatique dans la région. Elu vice-président chinois, Hu Jintao, 55 ans, doit visiter le Japon le mois prochain. Il sera suivi plus tard dans l’année par le président Jiang Zemin, 71 ans, le premier chef de l’Etat chinois à se rendre à Tokyo. MM. Hashimoto et Zhu se verront probablement en tête à tête le mois prochain à Londres en marge du sommet ASEM des chefs d’Etat et de gouvernement de 25 pays d’Europe et d’Asie. (AFP)
Le Japon se félicite de la nouvelle équipe qui a pris les rênes du gouvernement chinois cette semaine, espérant qu’elle sera à même d’établir des liens de confiance à long terme entre les deux gérants de l’Asie aux relations traditionnellement tumultueuses. Les autorités de Tokyo se réjouissent tout particulièrement de la promotion de M. Zhu Rongji, 69 ans, au poste de premier ministre, et de celle de M. Tang Jiaxuan, 60 ans, à la tête du ministère des Affaires étrangères chinois. D’excellentes relations personnelles existent entre M. Zhu et son homologue japonais Ryutaro Hashimoto. Le «tsar de l’économie chinoise» a visité le Japon pas moins de cinq fois entre 1980 et 1994 et a su y tisser des liens personnalisés avec plusieurs des principaux responsables chargés de dossiers économiques. Quant à M....