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Actualités - Chronologie

Miss au chocolat (photo)

La mission du septuagénaire John Glenn à bord de la navette spatiale Discovery, qui décollera le 29 octobre, est officiellement, pour la NASA, une étude exceptionnelle sur les effets du vieillissement. Les scientifiques ont depuis longtemps remarqué que les atronautes en apesanteur subissaient quelque 50 changements physiologiques comparables à ceux des personnes âgées. Parmi eux figurent les troubles du sommeil, des problèmes cardio-vasculaires ou des pertes d’équilibre. Ce fait n’a pas échappé à John Glenn, qui a étudié la question avant de soumettre à l’Institut national pour le vieillissement (NIA), puis à la NASA, l’idée d’effectuer un second vol dans l’espace, trente-six ans après ses trois orbites autour de la Terre en 1962. Il a ainsi «vendu» sa mission en se proposant d’établir un parallèle entre les effets de l’âge et ceux de la micro-gravité sur l’organisme, arguant du fait que plus de 35 millions d’Américains ont plus de 65 ans. Leur nombre atteindra 100 millions en l’an 2050, aime à rappeler l’astronaute. Les expériences sur le sommeil, dont le manque peut avoir des conséquences désastreuses, ont reçu la priorité : le «troisième âge» voit souvent ses nuits coupées par des insomnies et les astronautes dorment en général à peine six heures. Pour eux, le soleil se lève toutes les 90 minutes. John Glenn et la Japonaise Chiaki Mukai devront porter pendant leur sommeil des capteurs et des électrodes pour vérifier leur respiration, le fonctionnement de leur cerveau ou leur métabolisme. «Nous tentons de trouver pourquoi (...) environ la moitié des Américains de plus de 65 ans a de la difficulté à dormir», a expliqué l’astronaute. Une autre expérience portera sur la perte musculaire et de masse osseuse. Celle-ci diminue de 1% chaque jour dans l’espace, un phénomène plus lent dans le vieillissement mais qui conduit à des affections comme l’ostéoporose. Un vol dans l’espace est «une sorte de vieillissement accéléré», remarque une spécialiste en gériatrie de l’Université Yale à New Haven (Connecticut), Mary Tinetti. «Le problème, lorsque vous étudiez le vieillissement, c’est qu’aucun des scientifiques impliqués ne vit assez longtemps. En accélérant ses effets, Glenn nous donnera peut-être de nouvelles informations», ajoute-t-elle. Le vétéran de l’espace se soumettra également à différents tests sur les changements touchant le système cardio-vasculaire, le maintien de l’équilibre ou le système immunitaire, pour lesquels le parallèle peut aussi être établi entre astronautes et personnes âgées. Quelque 20% des Américains de 65 à 75 ans souffrent de troubles de l’équilibre. À bord de la navette se trouvent deux médecins – Chiaki Mukai et Scott Parazynski – qui effectueront examens et prélèvements de sang, d’urine ou de salive chez les membres de l’équipage engagés dans les expériences, dont le sénateur de l’Ohio.
La mission du septuagénaire John Glenn à bord de la navette spatiale Discovery, qui décollera le 29 octobre, est officiellement, pour la NASA, une étude exceptionnelle sur les effets du vieillissement. Les scientifiques ont depuis longtemps remarqué que les atronautes en apesanteur subissaient quelque 50 changements physiologiques comparables à ceux des personnes âgées. Parmi eux figurent les troubles du sommeil, des problèmes cardio-vasculaires ou des pertes d’équilibre. Ce fait n’a pas échappé à John Glenn, qui a étudié la question avant de soumettre à l’Institut national pour le vieillissement (NIA), puis à la NASA, l’idée d’effectuer un second vol dans l’espace, trente-six ans après ses trois orbites autour de la Terre en 1962. Il a ainsi «vendu» sa mission en se proposant d’établir un parallèle...