Monicagate : Kathleen Willey avait besoin de 300.000 dollars
le 19 mars 1998 à 00h00
L’avocat de Kathleen Willey, une ancienne bénévole démocrate accusant le président Bill Clinton de gestes déplacés à la Maison-Blanche, cherchait à retirer 300.000 dollars pour sa cliente d’un projet de livre, a confirmé un éditeur californien, Michael Viner. L’avocat, Dan Gecker, avait dit à l’éditeur que Mme Willey avait besoin d’argent pour régler une dette de 275.000 dollars qu’elle avait héritée de son défunt dernier mari, lui-même condamné de son vivant par la justice à payer cette somme, a dit à la presse M. Viner. L’éditeur a affirmé que, après deux mois de discussions sur ce projet de livre, il avait finalement refusé de conclure l’affaire après les révélations télévisées de Mme Willey, dimanche dernier. Toutefois, M. Gecker souligne dans un entretien publié mercredi par le «New York Times» que M. Viner lui a fait savoir que le passage à la télévision de l’ancienne bénévole était susceptible d’attiser l’intérêt pour un tel livre. S’exprimant dans la nuit de lundi à mardi à la télévision, au lendemain des révélations de Mme Willey, l’avocat du président américain, Robert Bennett, avait déjà indiqué que M. Gecker était en train de négocier la signature d’un contrat de 300.000 dollars pour un livre sur lequel il n’avait fourni aucune précision. Mme Willey, 51 ans, a raconté dimanche devant des millions de téléspectateurs que M. Clinton l’avait caressée et embrassée contre son gré dans le bureau ovale en 1993, alors qu’elle était venue lui demander un emploi. Elle a accusé le président d’avoir menti sous serment à la justice lorsqu’il a été interrogé sur cet incident, et ajouté qu’elle avait ensuite subi des pressions de la part de certains de ses proches. M. Clinton a de nouveau nié lundi qu’un tel incident ait eu lieu et s’est dit «stupéfait» et «déçu», ajoutant qu’il s’en tenait à sa déposition sous serment. (AFP)
L’avocat de Kathleen Willey, une ancienne bénévole démocrate accusant le président Bill Clinton de gestes déplacés à la Maison-Blanche, cherchait à retirer 300.000 dollars pour sa cliente d’un projet de livre, a confirmé un éditeur californien, Michael Viner. L’avocat, Dan Gecker, avait dit à l’éditeur que Mme Willey avait besoin d’argent pour régler une dette de 275.000 dollars qu’elle avait héritée de son défunt dernier mari, lui-même condamné de son vivant par la justice à payer cette somme, a dit à la presse M. Viner. L’éditeur a affirmé que, après deux mois de discussions sur ce projet de livre, il avait finalement refusé de conclure l’affaire après les révélations télévisées de Mme Willey, dimanche dernier. Toutefois, M. Gecker souligne dans un entretien publié mercredi par le «New...
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