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Actualités - Biographies

Etienne Tshisekedi, l'opposant inflexible

Etienne Tshisekedi, chef de file de l’opposition en République démocratique du Congo, en résidence surveillée depuis le 12 février, se veut le dénonciateur inflexible de toutes les formes de «dictature». Agé de 66 ans, de stature massive, volontiers hautain, il a été considéré, dès le début des années 1990, comme la figure emblématique de l’opposition «radicale» au régime déchu du maréchal Mobutu Sese Seko, dont il fut brièvement à trois reprises son premier ministre, en 1991, en août 1992 et en avril 1997, quelques semaines avant la chute du régime. Surpris par le succès de la rébellion lancée en 1996 par Laurent-Désiré Kabila, il a refusé de reconnaître le nouveau pouvoir, se considérant toujours premier ministre, en se fondant sur son élection par la Conférence nationale souveraine (CNS) en 1992. Né le 14 décembre 1932 à Kananga, dans la province diamantifère du Kasaï, où il demeure très populaire, Etienne Tshisekedi est entré en politique à 28 ans, quelques mois après l’indépendance du pays. Figurant parmi les premiers docteurs en droit du Congo, il devient fin 1960 commissaire (ministre) adjoint à la Justice, dans un «collège de commissaires généraux» dominé par le jeune colonel Joseph-Désiré Mobutu. Après le coup d’Etat de 1965 du colonel Mobutu, Etienne Tshisekedi va occuper pendant 12 ans des fonctions ministérielles. La rupture entre les deux hommes intervient en 1977, lorsque M. Tshisekedi dénonce les dérives du régime. Dès lors, il va être relégué, emprisonné, torturé à plusieurs reprises. En 1982, il fonde son parti, l’UDPS, dans la clandestinité et commence un combat sans concession contre le maréchal Mobutu qui va durer jusqu’à la chute du régime, dont il espérait récolter les fruits. (AFP)
Etienne Tshisekedi, chef de file de l’opposition en République démocratique du Congo, en résidence surveillée depuis le 12 février, se veut le dénonciateur inflexible de toutes les formes de «dictature». Agé de 66 ans, de stature massive, volontiers hautain, il a été considéré, dès le début des années 1990, comme la figure emblématique de l’opposition «radicale» au régime déchu du maréchal Mobutu Sese Seko, dont il fut brièvement à trois reprises son premier ministre, en 1991, en août 1992 et en avril 1997, quelques semaines avant la chute du régime. Surpris par le succès de la rébellion lancée en 1996 par Laurent-Désiré Kabila, il a refusé de reconnaître le nouveau pouvoir, se considérant toujours premier ministre, en se fondant sur son élection par la Conférence nationale souveraine (CNS) en...