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Actualités - Chronologie

Les banques sud-africaines en quête d'idées contre les attaques armées

Les banques sud-africaines recherchent des idées efficaces pour contrer la multiplication des attaques armées qui ont représenté un total de 140 millions de rands (environ 32 millions de dollars) en 1997, avec une violence de plus en plus grande. Chaque mois, des convoyeurs et des policiers se font tuer au cours de ces attaques, menées par des bandes armées très organisées et très bien renseignées. La seule compagnie de sécurité SBV a perdu huit hommes au cours de quatre braquages menés de juillet à décembre 1997. «Plus la sécurité est serrée, plus les méthodes sont violentes», avec l’emploi d’un véritable «arsenal de guerre», a expliqué Bob Tucker, directeur du Conseil des Banques sud-africaines (COSAB), mardi au cours d’une conférence de presse. Ainsi, fin janvier, lors du braquage dit de «Grayston Avenue», 15 hommes armés ont pris d’assaut un fourgon blindé en plein jour et sur une artère très fréquentée de Johannesburg. Les braqueurs ont utilisé des armes antichar pour venir à bout du véhicule équipé d’un blindage résistant aux balles de pistolets-mitrailleurs AK-47. Quatre convoyeurs ont été blessés et 4 millions de rands (800.000 dollars) volés au cours du raid mené avec une discipline paramilitaire. Le nombre d’attaques contre des banques et des convoyeurs a augmenté entre 1996 et 1997, passant de 408 à 465, selon la COSAB. Les seules attaques contre des convoyeurs de fonds représentent 64,8 millions de rands (environ 15 millions de dollars) en 1997. Des sommes phénoménales en liquide «Nous devons éviter l’escalade de la violence», a déclaré M. Tucker en soulignant qu’à ce jour, aucune méthode n’avait donné de résultat probant. Les compagnies de sécurité qui sont parvenues aux mêmes conclusions viennent de demander la coopération d’un institut de recherche pour trouver le moyen de piéger l’argent transporté. A défaut de mieux, les banques ont décidé cette année de renforcer leur coopération avec la police, de militer pour un renforcement du système judiciaire et de développer des moyens de paiements électroniques. En outre, un «Monsieur Anti-Crime» a été recruté dans les rangs de la police sud-africaine. Les banques sud-africaines manipulent des sommes phénoménales en liquide chaque mois: les salaires sont généralement payés en cash, la plupart des magasins, y compris les stations-essence ne sont pas équipés pour les paiements par carte et refusent les paiements par chèque. De son côté, le ministère de la Sécurité a annoncé un renforcement de la lutte contre le grand banditisme, mais aussi contre la corruption qui sévit dans ses rangs. Des enquêtes internes ont montré que les bandes armées disposaient souvent de la complicité de policiers véreux. Trois policiers ont été arrêtés depuis le début de l’année dans différentes affaires. Parmi eux, l’inspecteur Hendrick Maloma, chargé de la surveillance des résidences ministérielles, est accusé d’avoir participé en décembre dernier à l’attaque dite de «Marble Hall», où six gardes ont été tués. «Il est clair que ces grosses opérations sont menées par de grands syndicats du crime», selon la COSAB. Parmi les arrestations, menées par la police, figurent plusieurs anciens combattants d’Umkonto we Sizwz (MK), l’ancienne aile armée du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). La COSAB a dit toutefois mardi accepter les conclusions de la police selon lesquelles les attaques armées n’avaient pas de but politique. (AFP)
Les banques sud-africaines recherchent des idées efficaces pour contrer la multiplication des attaques armées qui ont représenté un total de 140 millions de rands (environ 32 millions de dollars) en 1997, avec une violence de plus en plus grande. Chaque mois, des convoyeurs et des policiers se font tuer au cours de ces attaques, menées par des bandes armées très organisées et très bien renseignées. La seule compagnie de sécurité SBV a perdu huit hommes au cours de quatre braquages menés de juillet à décembre 1997. «Plus la sécurité est serrée, plus les méthodes sont violentes», avec l’emploi d’un véritable «arsenal de guerre», a expliqué Bob Tucker, directeur du Conseil des Banques sud-africaines (COSAB), mardi au cours d’une conférence de presse. Ainsi, fin janvier, lors du braquage dit de «Grayston...