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Actualités - Chronologie

Documents Fellini, ou l'amour de la vie (photo)

En 1992, dans cet entretien réalisé un an avant sa mort, Fellini abordait des points aussi essentiels que la vie, la mort, les femmes, l’Amérique et Rossellini. Dans ce chant du cygne, il n’oubliait ni l’allusion à ses parents, à son éducation, ni le regard critique, presque déçu sur le cinéma italien. Ce Maestro aimait à se définir comme les peintres de la Renaissance, qui attendaient la commande avant de pouvoir entreprendre l’œuvre. Fellini, un simple artisan? Cet entretien de fond se lit peut-être comme le testament de celui qui affirmait alors: «Je crois que les œuvres d’un auteur peuvent témoigner de la progression de la vie, des diverses époques, parmi lesquelles la déchéance physique, la vieillesse qui avance, la possibilité de disparaître». Sa filmographie est la plus prestigieuse qui soit. Trois Oscars à Hollywood pour La Strada, Huit et demi et Amarcord. La palme d’or à Cannes pour La Dolce Vita. Sans oublier Les nuits de Cabiria, Satyricon, Fellini, Roma, Casanova, Juliette des Esprits, La nave va..., La cité des femmes... A mesure que se déroule la filmographie de Fellini, s’affirment son pessimisme et son désenchantement. Jamais, pourtant, il n’a le mauvais goût de tomber dans la plate critique et dans le pamphlet, enrobant toujours ses obsessions et ses tristesses de paillettes, de magie et d’une gaieté feinte que lui permet sa fascination jamais démentie pour le monde du spectacle. Curieusement, même l’amour ne trouvera pas grâce à ses yeux. Il le tournera en dérision tout au long de ses films et en fera une caricature féroce dans Casanova, lorsque le pitoyable séducteur verra en une poupée mécanique l’idéal de la femme qu’il a vainement cherché au cours de ses années de jeunesse. Heureusement, Federico Fellini conservera une capacité d’émerveillement sans limites. Il ne sera blasé de rien. En outre, il ne se sentait aucune aptitude pour la critique politique ou sociale. Il ne mettait en scène que ce qu’il avait vu, vécu et imaginé. «Je ne veux rien démontrer», dit-il. «Je veux montrer. Je me suis tout inventé: une enfance, une personnalité, des nostalgies, des rêves, des souvenirs pour pouvoir les raconter». Diffusion lundi à 23h30 sur NBN Reportages, magazine d’Henri Chambon, Le temps de la pétanque, réalisé par Catherine Combe. La pétanque fait partie de l’art de vivre provençal et du folklore méridional. Il suffit d’assister à une partie pour s’en convaincre. Le spectacle est garanti. Noms d’oiseaux et quolibets sont de rigueur. «On s’engueule parce qu’on s’aime bien!», selon leur théorème de «la convivialité à l’envers». Le tout dans une ambiance bon enfant. Qui des joueurs ou de l’assistance s’amuse le plus? Décontractés mais à cheval sur le règlement, les boulomanes sont des gens sérieux. Les boules, c’est sacré. Et ce n’est pas les élèves de la section pétanque d’un lycée professionnel des quartiers nord de Marseille qui diront le contraire. Peut-être auront-ils un jour l’honneur d’être intronisés dans le très sélect cercle Monte-Cristo? Dans ce temple de la boule une seule femme a droit de cité: la célèbre Fanny, qui offre la partie charnue de son anatomie aux baisers des valeureux perdants! Historique, règle du jeu, championnat, cette véritable passion est expliquée par le menu et de manière sympathique. Un arrière-goût de vacances. Diffusion mardi à 00h45 sur MTV Nuit de noces à Tunis, réalisation: Kalthom Bornaz. Jeune femme aux cheveux longs et à l’allure féline, elle se prénomme Shéhérazade, bien entendu. Artiste itinérante, elle fait la tournée des mariages, pour danser, en «guest star». Entre une danse orientale et une danse bédouine, elle nous raconte son métier, son quotidien. Et au fil des pages de son histoire, on découvrira quelques-unes de ces noces dont la forme diffère selon qu’elles sont citadines ou débouines, riches ou modestes. Diffusion jeudi à 00h30 sur NBN
En 1992, dans cet entretien réalisé un an avant sa mort, Fellini abordait des points aussi essentiels que la vie, la mort, les femmes, l’Amérique et Rossellini. Dans ce chant du cygne, il n’oubliait ni l’allusion à ses parents, à son éducation, ni le regard critique, presque déçu sur le cinéma italien. Ce Maestro aimait à se définir comme les peintres de la Renaissance, qui attendaient la commande avant de pouvoir entreprendre l’œuvre. Fellini, un simple artisan? Cet entretien de fond se lit peut-être comme le testament de celui qui affirmait alors: «Je crois que les œuvres d’un auteur peuvent témoigner de la progression de la vie, des diverses époques, parmi lesquelles la déchéance physique, la vieillesse qui avance, la possibilité de disparaître». Sa filmographie est la plus prestigieuse qui soit. Trois...