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Actualités - Chronologie

Zone Euro Révision à la baisse des prévisions de croissance en 1999

La Commission européenne a sensiblement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro et l’Union européenne en 1999, reconnaissant ainsi pour la première fois les effets négatifs de la crise financière en Asie et en Russie sur les économies européennes. Pour les onze pays européens qui vont adopter le 1er janvier 1999 l’euro, Bruxelles prévoit une croissance de 2,6 % seulement dans ses prévisions d’automne contre 3,2 % au printemps. Pour les quinze pays de l’UE (zone euro plus Grande-Bretagne, Danemark, Suède et Grèce), la croissance prévue descendra même à 2,4 % contre 3 % au printemps. Au printemps encore, les experts de la Commission européenne estimaient que les Quinze échapperaient complètement aux effets de la crise asiatique et pourraient améliorer les résultats de 98 où la croissance devrait atteindre 3,0 % dans la zone euro et 2,8 % pour l’ensemble de l’UE. «L’économie de l’Union se porte bien, même si elle n’est pas à l’abri des effets de l’instabilité politique qui sévit dans d’autres parties du monde, en particulier l’Asie et la Russie» a reconnu mercredi Yves Thibault de Silguy. Le commissaire européen chargé des questions monétaires voit trois principales raisons à cette baisse de la croissance en Europe: – «Les turbulences sur les marchés asiatiques et la crise en Russie ont entraîné une décélération de la croissance mondiale et du commerce international. Les prévisions font état d’un ralentissement progressif de la demande extérieure d’exportations de l’UE». – «La chute du dollar, si elle se maintient, nuira à la compétitivité des exportateurs communautaires, ce qui devrait se traduire par un recul supplémentaire de la demande extérieure». – «Les perturbations récentes sur les marchés financiers et la forte instabilité des places boursières risquent de saper la confiance des investisseurs».
La Commission européenne a sensiblement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro et l’Union européenne en 1999, reconnaissant ainsi pour la première fois les effets négatifs de la crise financière en Asie et en Russie sur les économies européennes. Pour les onze pays européens qui vont adopter le 1er janvier 1999 l’euro, Bruxelles prévoit une croissance de 2,6 % seulement dans ses prévisions d’automne contre 3,2 % au printemps. Pour les quinze pays de l’UE (zone euro plus Grande-Bretagne, Danemark, Suède et Grèce), la croissance prévue descendra même à 2,4 % contre 3 % au printemps. Au printemps encore, les experts de la Commission européenne estimaient que les Quinze échapperaient complètement aux effets de la crise asiatique et pourraient améliorer les résultats de 98 où la...