Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le jean de Miyake (photos)

Issey Miyake, le célèbre couturier japonais, vient de lancer un tissu jean qui va certainement révolutionner la mode des années à venir. Il s’agit d’un textile plissé, infroissable, ultraléger, convenant à tous. Son «Pleats Please», détenteur d’un brevet japonais, ne se froisse jamais. Un vêtement taillé dans sa matière, voyage en boule, au fond d’un sac, pèse à peine quelques grammes et il est toujours impeccable au moment d’être porté. On comprend facilement la raison de son immense succès mondial. Plus d’un million de mètres ont été vendus depuis la mise au marché de cette ahurissante étoffe. Premières clientes: les femmes d’affaires qui voyagent beaucoup. Les 127 points de vente Miyake dans le monde sont submergés de commandes et la griffe du créateur s’impose impérieuse dans les capitales-phare où jusqu’à présent sa clientèle se cantonnait au milieu des cercles amoureux de la culture zen et de la métaphysique snob-orientale. Mais le génie de Miyake est indéniable. Ses vêtements sont des merveilles de confort, de sobriété et d’élégance. Ils tiennent au corps comme par enchantement, ajoutant une grâce aux mouvements, véritablement uniques. On dira «pour mémoire» qu’Issey Miyake était le costumier des célèbres ballets Forsythe, ce qui explique son extraordinaire science du «vêtement en mouvement». D’après les rumeurs, une boutique, à Paris, proposera à partir de l’été 99 des créations portant sa griffe.Si jusqu’à très récemment ses créations, d’une sobriété monacale, se taillaient dans de l’uni, avec très peu de variétés dans les modèles (robe-débardeur, tee-shirt, pantalon), depuis cet hiver une nouvelle inspiration introduit dans sa collection une note extrême-orientale flagrante avec des dragons, des dessins d’inspiration exotique, des fleurs aux couleurs éteintes, des rayures et des carrés multicolores. Miyake a été aussi l’unique couturier à commander la reproduction de tableaux de peintres sur ses tissus. Ingres, parmi les classiques, mais aussi Tim Hawkinson, le photographe, ou le graphiste Calgno Quaing. Styliste dans le sens complet du terme, le créateur japonais représente, dans l’univers de la mode, un génie créateur original, très différent des autres couturiers. Vivant à Tokyo, il ne se rend à Paris que quatre fois par an, le reste du temps s’occupant de sa création multiple et de ses usines. Issu de l’école de la Chambre syndicale de la couture, de Paris, où il se trouvait en mai 68, il connaît aussi parfaitement le français que l’anglais. La Fondation Cartier (Paris) lui consacre depuis le 1 octobre, jusqu’en janvier 99, une exposition (Issey Miyake Making Things) correspondant à la vocation de cette institution qui est la promotion de l’art contemporain. Ce qui représente une consécration des plus hautes pour le créateur du jean plissé infroissable, entre autres performances.
Issey Miyake, le célèbre couturier japonais, vient de lancer un tissu jean qui va certainement révolutionner la mode des années à venir. Il s’agit d’un textile plissé, infroissable, ultraléger, convenant à tous. Son «Pleats Please», détenteur d’un brevet japonais, ne se froisse jamais. Un vêtement taillé dans sa matière, voyage en boule, au fond d’un sac, pèse à peine quelques grammes et il est toujours impeccable au moment d’être porté. On comprend facilement la raison de son immense succès mondial. Plus d’un million de mètres ont été vendus depuis la mise au marché de cette ahurissante étoffe. Premières clientes: les femmes d’affaires qui voyagent beaucoup. Les 127 points de vente Miyake dans le monde sont submergés de commandes et la griffe du créateur s’impose impérieuse dans les...