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Actualités - Communiques Et Declarations

Les commerçants reitérent leur rejet de la taxe de 1%

Une fois de plus, l’Association des commerçants a rejeté la taxe de 1% sur le chiffre d’affaires, estimant qu’elle est de nature à aggraver sensiblement la cherté de vie, à affecter les prix des matières premières importées et à frapper tous les contribuables même s’ils sont perdants. L’Association des commerçants a fait paraître hier un communiqué dans lequel elle a évoqué la conjoncture économique difficile qui sévit depuis quelque temps, érodant les capacités financières des hommes d’affaires qui ne cessent de supporter, depuis des années, des charges fiscales directes et indirectes. Pour ces raisons, a poursuivi le communiqué, l’Association considère qu’il n’est plus possible de faire assumer aux organismes économiques un surplus de charges et qu’il incombe plutôt aux autorités intéressées d’agir en vue de: - Faire cesser les conflits politiques quotidiens qui enveniment la situation. - Confier au secteur privé un certain nombre de tâches que l’Etat assume actuellement, en vue de réduire les dépenses, de relancer les institutions et d’améliorer la qualité des services. - Augmenter les heures de travail dans le secteur public parallèlement au réajustement des salaires et à la multiplication des prestations. - Trouver des substituts susceptibles de permettre l’augmentation des revenus du Trésor, la réduction du déficit budgétaire et la relance du cycle économique, en réduisant le taux d’intérêt bancaire et en accordant des facilités pour la réactivation du secteur de l’immobilier. - Reconsidérer la taxe sur l’essence, qui demeure très réduite par rapport à celles en vigueur dans les pays de la région, sans compter que les voies de circulation sont congestionnées par les voitures, ce qui entraîne une baisse de la productivité, une hausse des prix et une perte de temps. Evoquant ensuite les raisons qui ont déterminé le rejet de la taxe de 1%, l’Association avance ce qui suit: - la taxe proposée est une taxe «cumulative» qui porte sur le volume d’affaires. En dépit de sa modicité relative et apparente, elle est de nature à provoquer une sensible cherté de vie. En d’autres termes, elle frappera toute action d’achat ou de vente d’un quelconque article et de quelque manière qu’elle se déroule, se répétant à plusieurs reprises depuis son importation jusqu’au moment où elle arrive au consommateur, en passant par l’importateur, le distributeur, le grossiste et le commerçant en détail et semi-détail. — Elle affecte les produits usinés sur place, en frappant les matières premières, depuis leur importation jusqu’à l’achat du produit fabriqué par le consommateur. Il en résultera que les prix de revient de la plupart des articles et produits, surtout ceux de première nécessité, seront majorés de près de 4 à 5% au moins. — Le principe de cette taxe est inique pour le secteur commercial et pour tous ceux qui s’adonnent aux opérations d’achat et de vente. Au lieu d’encourager ce secteur, elle pénalise, en quelque sorte, tout commerçant qui augmentera le volume de ses affaires. — Cette taxe frappera tous les contribuables, abstraction faite des résultats (bénéfices ou pertes) de leurs opérations, ce qui va à l’encontre du principe de l’impôt sur le bénéfice actuellement en vigueur dans le régime fiscal libanais. — Les établissements qui pourvoient aux besoins quotidiens et de première nécessité des citoyens, qui brassent d’importantes quantités d’articles mais ne réalisent que de faibles bénéfices, seront les grands perdants du fait de cette taxe.
Une fois de plus, l’Association des commerçants a rejeté la taxe de 1% sur le chiffre d’affaires, estimant qu’elle est de nature à aggraver sensiblement la cherté de vie, à affecter les prix des matières premières importées et à frapper tous les contribuables même s’ils sont perdants. L’Association des commerçants a fait paraître hier un communiqué dans lequel elle a évoqué la conjoncture économique difficile qui sévit depuis quelque temps, érodant les capacités financières des hommes d’affaires qui ne cessent de supporter, depuis des années, des charges fiscales directes et indirectes. Pour ces raisons, a poursuivi le communiqué, l’Association considère qu’il n’est plus possible de faire assumer aux organismes économiques un surplus de charges et qu’il incombe plutôt aux autorités...