Les aborigènes chassés pour faire partie de collections ...
le 18 mars 1998 à 00h00
Des aborigènes d’Australie ont été tués au siècle dernier pour honorer les commandes de collectionneurs en Europe, a affirmé le directeur de la Fondation pour l’action et la recherche sur les aborigènes, Les Malezer. Le Muséum d’histoire naturelle à Londres, qui refuse d’ouvrir ses archives, a été l’un des bénéficiaires de ces pratiques, a-t-il ajouté. «Des aborigènes ont été abattus et leurs dépouilles vendues pour à peine 30 livres à des musées ou à des collectionneurs privés en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Italie», a-t-il déclaré. «Il n’y a aucun doute qu’ils ont été tués pour honorer des commandes», a ajouté M. Malezer. Ce dernier se base notamment sur les affirmations d’un archéologue australien Lyndon Ormond-Parker, qui s’est rendu en Grande-Bretagne pour étudier les restes de 3 à 6.000 aborigènes dans les musées ou chez des particuliers. «Le Muséum d’histoire naturelle affirme posséder les restes de plus de 160 aborigènes et ma priorité est de me documenter sur cette collection», a indiqué M. Ormond-Parker, ajoutant que certains de ces aborigènes pouvaient avoir été tués pour rejoindre ces collections. Le Muséum a nié ces affirmations mais, selon M. Malezer, la direction du musée composée de «vieilles barbes» refuserait d’ouvrir ses archives aux chercheurs. De nombreuses institutions ont accepté de coopérer mais le musée londonien s’y est refusé, selon M. Malezer. Tous les restes d’aborigènes en Europe ne sont pas ceux d’individus abattus pour le plaisir des chercheurs ou des collectionneurs, a-t-il toutefois indiqué. Plusieurs proviennent de viols de sépulture ou d’aborigènes ayant émigré avant de mourir loin de l’Australie. Entre 1850 et 1920, l’intérêt était grand pour les «nouvelles sciences» qui classaient les êtres humains selon des critères racistes, a expliqué le porte-parole du musée de Queensland (Australie). Dans ce contexte «scientifique», les aborigènes étaient considérés comme des sauvages et placés tout en bas de l’échelle, a-t-il ajouté. Beaucoup d’aborigènes d’Australie ont été tués à l’arrivée des Européens en Australie, il y a plus de deux siècles. Ils n’ont été considérés comme des citoyens qu’à partir de 1967. (AFP)
Des aborigènes d’Australie ont été tués au siècle dernier pour honorer les commandes de collectionneurs en Europe, a affirmé le directeur de la Fondation pour l’action et la recherche sur les aborigènes, Les Malezer. Le Muséum d’histoire naturelle à Londres, qui refuse d’ouvrir ses archives, a été l’un des bénéficiaires de ces pratiques, a-t-il ajouté. «Des aborigènes ont été abattus et leurs dépouilles vendues pour à peine 30 livres à des musées ou à des collectionneurs privés en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Italie», a-t-il déclaré. «Il n’y a aucun doute qu’ils ont été tués pour honorer des commandes», a ajouté M. Malezer. Ce dernier se base notamment sur les affirmations d’un archéologue australien Lyndon Ormond-Parker, qui s’est rendu en Grande-Bretagne pour étudier les...
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