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Actualités - Chronologie

La politique économique de la Chine, selon Zhu Rongji

Le nouveau premier ministre chinois Zhu Rongji est depuis 1992 le principal responsable de l’économie au sein du régime de Pékin, ce qui lui a valu le surnom de «tsar de l’économie chinoise». Sa politique de réformes tous azimuts peut être résumée selon les points suivants: • PARACHEVER «L’ECONOMIE DE MARCHÉ SOCIALISTE»: Vingt ans après le lancement des réformes de Deng Xiaoping, Zhu Rongji entend éliminer les derniers vestiges de la planification socialiste héritée des années Mao (1949-1976). L’administration doit selon lui retirer son emprise de la vie économique et laisser le plus de champ possible aux chefs d’entreprises, publiques ou privées. • RESTRUCTURER LES ENTREPRISES D’ÉTAT: Zhu Rongji est le principal inspirateur du volet économique du XVe congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui, en septembre 1997, a proclamé l’accélération de la réforme des entreprises d’Etat non rentables par le biais des faillites, fusions ou privatisations. Onze millions de salariés pourraient être licenciés en 1998. • RÉFORMER LE GOUVERNEMENT: Le nouveau premier ministre a imposé sa marque sur la réforme de la haute administration présentée officiellement par son prédécesseur Li Peng. Onze ministères chargés de superviser les secteurs industriels (chimie, métallurgie...) sont supprimés, le gouvernement devant limiter sa tâche au pilotage macro-économique. • REGROUPER L’INDUSTRIE: Inspiré par les conglomérats sud-coréens (les «chaebols»), Zhu Rongji a entrepris de recomposer un tissu industriel très éclaté en un petit nombre de grands groupes. Les récents déboires financiers des chaebols n’ont pas radicalement modifié la ligne. • RÉFORMER LE SECTEUR FINANCIER: La crise asiatique a convaincu Zhu Rongji de donner la priorité à la réforme des banques d’Etat plombées par les créances douteuses du secteur public. L’Etat va prendre en charge l’annulation d’une grande partie de ces créances en émettant un emprunt de 270 milliards de yuans (32,5 mds USD) au profit des 4 grandes banques commerciales d’Etat. • RÉFORMER LA BANQUE CENTRALE: La Banque populaire de Chine va supprimer son organisation basée sur chaque province pour créer des entités regroupant plusieurs provinces, échappant ainsi à la tutelle des potentats locaux. • MAINTENIR UNE CROISSANCE FORTE ET UNE INFLATION FAIBLE: Zhu Rongji est l’artisan de «l’atterrissage en douceur» de la croissance chinoise après la surchauffe de 1994 (inflation à 21,7%). L’indice des prix à la consommation est revenu à 2,8% en 1997, mais la croissance, indispensable pour absorber les salariés licenciés par le secteur public, est tombée à 8,8%, au plus bas depuis 1991. • MAINTENIR LA PARITÉ DU YUAN: La chute des monnaies asiatiques pénalise les exportations chinoises, mais dévaluer le yuan relancerait la spirale des dévaluations compétitives dans la région, au détriment de la Chine. L’objectif d’une convertibilité totale de la devise chinoise a été remis à plus tard. • ADHÉRER À L’ORGANISATION MONDIALE DU COMMERCE (OMC): En échange de sa contribution à la stabilité monétaire de la région, Pékin espère être récompensé par une entrée à l’OMC. Mais les Etats-Unis jugent le marché chinois insuffisamment ouvert et les droits de douane trop élevés. (AFP)
Le nouveau premier ministre chinois Zhu Rongji est depuis 1992 le principal responsable de l’économie au sein du régime de Pékin, ce qui lui a valu le surnom de «tsar de l’économie chinoise». Sa politique de réformes tous azimuts peut être résumée selon les points suivants: • PARACHEVER «L’ECONOMIE DE MARCHÉ SOCIALISTE»: Vingt ans après le lancement des réformes de Deng Xiaoping, Zhu Rongji entend éliminer les derniers vestiges de la planification socialiste héritée des années Mao (1949-1976). L’administration doit selon lui retirer son emprise de la vie économique et laisser le plus de champ possible aux chefs d’entreprises, publiques ou privées. • RESTRUCTURER LES ENTREPRISES D’ÉTAT: Zhu Rongji est le principal inspirateur du volet économique du XVe congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui,...