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Actualités - Reportage

Le royaume des jouets s'ouvre aux petits handicapés (photo)

WASHINGTON-Irène Mosalli Poupée de cire, poupée de son, poupée de chiffon, Barbie délurée et Barbie jeune fille rangée... Et, à présent, les poupées sur chaise roulante, à béquilles... pour enfants handicapés qui ont leur propre perception des choses. Se référant à l’Académie américaine de pédiatrie qui estime à quelque six millions le nombre d’enfants souffrant de diverses déficiences (de la difficulté à lire et à écrire à de plus sérieuses carences physiques ou mentales), les fabricants de jouets ont commencé à s’intéresser à cette tranche de la population. En créant à leur intention ou en adaptant les modèles standardisés à leurs besoins. Un marché qui s’avère prospère et qui, par la même occasion, offre à ces petits l’occasion de se divertir, «comme les autres». La gamme de ces jouets s’élargit de plus en plus, au point de faire l’objet de catalogues spécialisés, largement distribués. Et l’offre suit bien la demande. Au printemps dernier, la firme qui produit la célèbre poupée Barbie en a sorti une version sur chaise roulante. Le premier lot a été vendu en deux semaines (25 dollars pièce). Depuis, on a évalué à plus de 100.000 le nombre des acheteurs. Et les commandes ne cessent d’affluer. Les fabricants prêtent une oreille très attentive à cette nouvelle clientèle. C’est ainsi par exemple, qu’ils ont modifié les structures des maisons de poupées pour permettre à celles sur chaises roulantes d’y pouvoir circuler et même de prendre l’ascenseur pour monter au «second». De même que l’on a agrandi les tentes que les enfants aiment à planter aussi bien dans leur chambre qu’au jardin afin que ceux ayant des problèmes de mobilité puissent y avoir aisément accès. On a donc affaire là à une nouvelle conception des jeux et loisirs. Il y a une dizaine d’années, on avait déjà commencé à aller dans ce sens, mais d’une manière plus rudimentaire: en vendant notamment des poupées standard avec béquilles, lunettes, appareils de surdité. Sensibilité et ingéniosité Aujourd’hui on opère avec plus de sensibilité et d’ingéniosité et l’on est davantage à l’écoute de cette nouvelle catégorie de clients. Pour que l’insertion dans la vie et le marché se fasse sans heurt, d’une manière toute naturelle, on a fait poser des enfants véritablement handicapés pour réaliser les catalogues proposant la diversité d’objets ludiques créés à leur intention. On voudrait faire encore mieux. Doter l’immense gamme de jouets d’un système d’adaptabilité pouvant satisfaire les besoins de tous, aussi différents soient-ils. Ainsi l’enfant souffrant d’une infirmité quelconque et qui entrerait dans un magasin de jouets pourrait choisir celui qui lui plairait. Sans avoir à s’isoler dans la section pour «malentendants», «malvoyants» ou autre appellations. Cette initiative est encouragée par diverses associations s’occupant de maladies infantiles qui, après avoir effectué des recherches auprès des parents, communiquent leurs résultats aux fabricants de jouets. C’est ainsi que l’ont met aujourd’hui entre les mains des enfants aveugles des jeux et des poupées réalisés à partir de textures différentes, pour qu’ils puissent complètement identifier les caractéristiques de l’objet afin de savoir comment l’utiliser. Pour ceux, par ailleurs, qui ont un problème de mobilité, on a mis au point des commandes de manipulation aisée pour qu’ils puissent faire fonctionner, sans effort, les voitures et autres engins télécommandés. Le royaume des rêves ne doit être interdit à personne. Surtout pas aux enfants à qui la vie a moins souri.
WASHINGTON-Irène Mosalli Poupée de cire, poupée de son, poupée de chiffon, Barbie délurée et Barbie jeune fille rangée... Et, à présent, les poupées sur chaise roulante, à béquilles... pour enfants handicapés qui ont leur propre perception des choses. Se référant à l’Académie américaine de pédiatrie qui estime à quelque six millions le nombre d’enfants souffrant de diverses déficiences (de la difficulté à lire et à écrire à de plus sérieuses carences physiques ou mentales), les fabricants de jouets ont commencé à s’intéresser à cette tranche de la population. En créant à leur intention ou en adaptant les modèles standardisés à leurs besoins. Un marché qui s’avère prospère et qui, par la même occasion, offre à ces petits l’occasion de se divertir, «comme les autres». La gamme de ces...