Ultimes tractations pour former le nouveau gouvernement italien
le 21 octobre 1998 à 00h00
Assuré d’une majorité au Parlement, Massimo D’Alema s’est engagé mardi dans une ultime série de tractations pour former le 56e gouvernement italien de l’après-guerre. Officiellement désigné lundi par le président Oscar Luigi Scalfaro, le secrétaire général du Parti démocratique de la Gauche (PDS) a annoncé son intention de rendre publique la composition de son cabinet avant le sommet européen du week-end en Autriche. Mais la plus grande prudence s’impose au premier ex-communiste chargé de diriger un gouvernement s’il ne veut pas froisser les susceptibilités et les sensibilités différentes de ses futurs partenaires de gouvernement – une coalition alliant les communistes modérés à l’Union des démocrates pour la république (UDR), de centre droit. Au jeu des pronostics, les communistes de Cossutta obtiendraient deux postes ministériels, dont un devrait échoir à l’économiste Nerio Nesi. Ministres du gouvernement sortant de Romano Prodi, Carlo Azeglio Ciampi (Trésor) et Lamberto Dini (Affaires étrangères) devraient être reconduits dans leurs fonctions. Les marchés financiers, expliquent les commentateurs italiens, apprécieraient peu que Ciampi soit débarqué de l’exécutif à quelques semaines seulement du lancement de l’euro, en janvier. Le rééquilibrage nord-sud était une des priorités de Romano Prodi; il devrait figurer en bonne place parmi les objectifs de son successeur. Mais le premier travail du gouvernement D’Alema sera de faire avaliser le plus rapidement possible le budget de 1999 préparé par Prodi – et responsable de sa chute. Selon l’entourage du futur président du conseil, les trois partis de la coalition accepteraient une version légèrement amendée de ce projet, qui prévoit pour l’heure 9 milliards de dollars de réduction du déficit public. Le calendrier des privatisations resterait en l’état comme la réduction du temps de travail et la baisse des charges fiscales.
Assuré d’une majorité au Parlement, Massimo D’Alema s’est engagé mardi dans une ultime série de tractations pour former le 56e gouvernement italien de l’après-guerre. Officiellement désigné lundi par le président Oscar Luigi Scalfaro, le secrétaire général du Parti démocratique de la Gauche (PDS) a annoncé son intention de rendre publique la composition de son cabinet avant le sommet européen du week-end en Autriche. Mais la plus grande prudence s’impose au premier ex-communiste chargé de diriger un gouvernement s’il ne veut pas froisser les susceptibilités et les sensibilités différentes de ses futurs partenaires de gouvernement – une coalition alliant les communistes modérés à l’Union des démocrates pour la république (UDR), de centre droit. Au jeu des pronostics, les communistes de Cossutta...
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