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Actualités - Chronologie

NASA - John Glenn rempile Dans l'espace à 77 ans

John Glenn, à 77 ans, a gardé la rage de l’espace. À l’approche de sa seconde mise en orbite autour de la Terre, le 29 octobre, le sénateur américain garde intact l’enthousiasme qui l’avait propulsé il y a trente-six ans à bord de la capsule Mercury. À ce moment-là, «j’avais très envie de partir (et) je ressens la même chose maintenant», a reconnu le patriarche des astronautes dans une interview recueillie au centre spatial Johnson à Houston (Texas). Cheveux neigeux, rares et coupés courts, yeux bleus délavés sous des sourcils roux dans un visage poupon peu marqué par les rides, Glenn ne paraît pas son âge. «Ma mobilité et ma coordination restent assez bonnes», admet l’ancien astronaute devenu sénateur, qui s’est battu ces dernières années pour gagner à nouveau un billet pour l’espace. Selon David Williams, responsable de la partie scientifique concernant les expériences sur la vie, John Glenn a «réussi tous les tests nécessaires», «il est prêt» pour cette mission de la navette Discovery. «L’entraînement physique de base et les tests sont pratiquement les mêmes que du temps» des premiers vols spatiaux, a précisé Glenn à l’AFP. Avant d’ajouter avec une pointe de nostalgie dans la voix : «Pour Mercury, c’était plus dur». En effet, les responsables des vols ne savaient pas à quoi l’astronaute devait s’attendre au cours de son vol. «Nous n’avions aucune idée, par exemple, des effets de l’accélération» au lancement et au retour. Certains astronautes ont dû subir en préparation l’équivalent de 16 G, soit 16 fois leurs poids: or Glenn n’en a finalement expérimenté que 7,7 dans Mercury et les astronautes actuels n’en subissent que 3 au départ de la navette. Lors de son premier vol, John Glenn avait fait un saut dans l’inconnu car personne ne savait qu’elles allaient être les réactions du corps en apesanteur. Une mission Aujourd’hui, il se retrouve un peu dans la même situation, aucun homme aussi âgé n’étant encore allé dans l’espace. L’astronaute le plus vieux a été l’Américain Story Musgrave, un «jeune» de 61 ans. «Je ne sais pas quels seront les effets (du vol) sur moi», a-t-il noté. Mais il est prêt: «Si on sent que les bénéfices contrebalancent les risques, alors on décide d’agir». Or, il se sent chargé d’une mission, apporter à l’avenir du bien-être aux personnes âgées grâce aux expériences qu’il fera dans l’espace. Quelque 34 millions d’Américains ont plus de 65 ans et ils seront 100 millions en l’an 2050. «Il y a des risques dans tout vol spatial», admet l’astronaute, mais la NASA «a un long passé de vols sûrs» et «autrefois, on s’inquiétait beaucoup plus d’exploser que maintenant». Mais alors, les États-Unis et l’Union soviétique étaient en pleine Guerre froide et il fallait battre Moscou dans la course à l’espace : «C’étaient nous et eux», se souvient John Glenn. «Ils faisaient beaucoup de tapage autour de leur programme spatial, proclamant leur supériorité». Aux États-Unis, «les gens doutaient de leur pays» et son vol en orbite a été un «succès» qui les a libérés de leur complexe. Il attribue sa notoriété actuelle à la «nostalgie» de ce temps-là. Il ne boude pas cette célébrité : «Je ne la fuis pas. Si c’est comme cela que les gens la ressentent, c’est bien». «Moi, je ne me vois pas comme cela», comme le «héros de l’Amérique» dépeint par la presse. Et il ne refuse jamais un autographe. Au retour de sa mission, il ne pourra plus espérer retourner dans l’espace et un nouveau sénateur aura été élu à son siège. Alors il s’occupera des quelque «1 800 cartons» de documents amassés pendant sa vie unique de pilote, astronaute, homme d’affaires, candidat à la présidence et sénateur. Et avec son retour dans l’espace, 36 ans après son exploit de 1962, il veut laisser une leçon à ses concitoyens, notamment aux personnes âgées: «Si vous avez envie de faire quelque chose, alors tentez-le».
John Glenn, à 77 ans, a gardé la rage de l’espace. À l’approche de sa seconde mise en orbite autour de la Terre, le 29 octobre, le sénateur américain garde intact l’enthousiasme qui l’avait propulsé il y a trente-six ans à bord de la capsule Mercury. À ce moment-là, «j’avais très envie de partir (et) je ressens la même chose maintenant», a reconnu le patriarche des astronautes dans une interview recueillie au centre spatial Johnson à Houston (Texas). Cheveux neigeux, rares et coupés courts, yeux bleus délavés sous des sourcils roux dans un visage poupon peu marqué par les rides, Glenn ne paraît pas son âge. «Ma mobilité et ma coordination restent assez bonnes», admet l’ancien astronaute devenu sénateur, qui s’est battu ces dernières années pour gagner à nouveau un billet pour l’espace. Selon...