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Actualités - Chronologie

Tourisme - La saison s'annonce mauvaise Le Taj Mahal ? Peuh ! ...

La saison touristique débute en ce mois d’octobre en Inde mais le pays du Taj Mahal, des palais des maharadjahs et de certaines des plus belles plages et montagnes du monde attire peu de touristes en raison d’infrastructures déplorables. Selon les statistiques officielles, 2,3 millions de personnes ont voyagé en Inde avec un visa de tourisme en 1997, pour moitié des membres de l’énorme diaspora indienne rendant visite à leur famille. En comparaison, il y a eu cette année-là 5,2 millions de visiteurs dans l’État-ville de Singapour. De janvier à août 1998, le nombre d’arrivées en Inde a été de 1,2 million et le total de l’année devrait être en retrait par rapport à celui de l’année précédente, d’autant que les visiteurs japonais et australiens sont venus en nombre moins important qu’à l’ordinaire en raison, semble-t-il, des essais nucléaires indiens de mai dernier. La situation est «très sombre», explique Willie Welinkar, directeur de l’agence Everett Travels, qui compare l’Inde à la Chine, l’autre géant asiatique, où le tourisme a fait un bond spectaculaire et qui a attiré 35 millions de visiteurs au cours des sept premiers mois de 1998. «Je dirais que 85% des touristes étrangers repartent d’Inde insatisfaits», dit M. Welinkar. «C’est terrible, car un grand nombre de visiteurs potentiels sont rebutés en raison du bouche à oreille». Le ministre indien du Tourisme, Madan Lal Khurana, qui fait actuellement la promotion d’une opération «Année visite de l’Inde, 1999», a récemment admis que son pays était à la traîne par rapport à des voisins comme le Sri Lanka, le Népal ou la Thaïlande. Les industriels du tourisme s’accordent à estimer que ce secteur, qui a rapporté en 1997 2,3 milliards de dollars à l’Inde, pourrait doubler ses revenus en quatre ans mais il doit être complètement réorganisé. Comme à l’époque de l’empire Les principaux problèmes restent ceux contre lesquels les voyageurs étaient déjà mis en garde à l’époque de l’empire britannique des Indes: la chaleur, la poussière, les moustiques, l’eau et la nourriture. Ce à quoi il faut ajouter des hôtels bon marché et moyens sordides, alors qu’il y a prolifération de cinq étoiles, des routes qui n’en sont que de nom, un service aérien erratique, des cohortes de mendiants et une sécurité précaire pour les Occidentales voyageant seules. «Les difficultés commencent avant même que vous n’arriviez dans les ambassades indiennes où il faut littéralement se battre pour avoir un visa», explique M. Walinkar. Contrairement au petit Sri Lanka voisin, par exemple, il n’est pas possible d’obtenir un visa en arrivant à l’aéroport.
La saison touristique débute en ce mois d’octobre en Inde mais le pays du Taj Mahal, des palais des maharadjahs et de certaines des plus belles plages et montagnes du monde attire peu de touristes en raison d’infrastructures déplorables. Selon les statistiques officielles, 2,3 millions de personnes ont voyagé en Inde avec un visa de tourisme en 1997, pour moitié des membres de l’énorme diaspora indienne rendant visite à leur famille. En comparaison, il y a eu cette année-là 5,2 millions de visiteurs dans l’État-ville de Singapour. De janvier à août 1998, le nombre d’arrivées en Inde a été de 1,2 million et le total de l’année devrait être en retrait par rapport à celui de l’année précédente, d’autant que les visiteurs japonais et australiens sont venus en nombre moins important qu’à l’ordinaire en...