Bettino Craxi acquitté dans un procès sur des pots-de-vins
le 16 mars 1998 à 00h00
L’ex-président du Conseil italien Bettino Craxi a été acquitté à l’issue d’un procès sur le versement de pots-de-vins à des partis politiques lors d’appels d’offres pour le métro de Rome, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. L’ancien dirigeant du Parti socialiste italien, réfugié en Tunisie depuis 1994, était accusé avec d’anciens dirigeants de son alliée la Démocratie italienne d’avoir touché une partie des pots-de-vins d’un montant de 300 milliards de lires (plus de 168 millions de dollars) distribués entre 1983 et 1992 lors d’adjudication d’appels d’offres pour la construction du métro dee Rome. L’enquête avait été lancée en 1992 lors de l’opération mains-propres lancée par le pool anticorruption des juges de Milan dirigés par Antonio Di Pietro. Le tribunal pénal de Rome a rendu son verdict samedi soir et a acquitté, outre M. Craxi, l’ex-secrétaire administratif de l’ancien Démocratie chrétienne Severino Citaristi et l’ex-trésorier de la DC Giorgio Moschetti, entre autres. En revanche, Luciano Scipione, l’ancien administrateur délégué d’Intermetro, un consortium d’entreprises qui avait gagné l’appel d’offre pour construire le métro et a été mis en cause, a été condamné à 3 ans et huit mois de prison ainsi que Pietro Pelosi, ex-dirigeant de la même société. L’ex-dirigeant d’Ansaldo Transporti, Emilio Maraini, a été condamné à un an et six mois de prison. D’autres entrepreneurs ont été condamnés à des peines inférieures. M. Craxi a été condamné quatre fois pour corruption par la justice italienne à un total de plus de 26 ans de prison depuis qu’il a quitté l’Italie. Il fait l’objet de trois mandats d’arrêts internationaux lancés à la demande du parquet de Milan. Il a été secrétaire du PSI pendant dix-sept ans à partir de 1976 et chef d’un gouvernement de coalition avec la droite de 1983 à 1987. (AFP)
L’ex-président du Conseil italien Bettino Craxi a été acquitté à l’issue d’un procès sur le versement de pots-de-vins à des partis politiques lors d’appels d’offres pour le métro de Rome, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. L’ancien dirigeant du Parti socialiste italien, réfugié en Tunisie depuis 1994, était accusé avec d’anciens dirigeants de son alliée la Démocratie italienne d’avoir touché une partie des pots-de-vins d’un montant de 300 milliards de lires (plus de 168 millions de dollars) distribués entre 1983 et 1992 lors d’adjudication d’appels d’offres pour la construction du métro dee Rome. L’enquête avait été lancée en 1992 lors de l’opération mains-propres lancée par le pool anticorruption des juges de Milan dirigés par Antonio Di Pietro. Le tribunal pénal de Rome a...
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