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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers Retour au calme à Beyrouth

Le climat est redevenu moins nerveux sur le marché des changes de Beyrouth pendant la deuxième moitié de la semaine dernière, dans l’espoir que le gouvernement puisse trouver des sources de financement à certains projets sociaux sans compromettre l’objectif de réduction du déficit budgétaire tel que prévu par la loi des finances pour l’exercice 1998. Ce sentiment a été relancé à l’issue de la réunion qui avait groupé, mercredi dernier, le président de la République et le chef du gouvernement au palais de Baabda, pour l’examen de ce sujet avec les hauts responsables du ministère des Finances et de la Banque du Liban (B.D.L.). Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que le groupe français «Paribas» s’apprêterait à lancer, le mois prochain, un emprunt de 500 millions de dollars pour le compte du Trésor libanais sur une durée de trois ans dans des conditions qualifiées d’encourageantes et permettant d’alléger sensiblement le service de la dette publique libanaise en transformant une partie de celle-ci en dette extérieure à un coût largement inférieur à celui de la livre. Toutefois, ces développements n’ont pas encore servi à stimuler l’offre du dollar à des fins de placements en livre libanaise. Mais, il n’en demeure pas moins qu’ils ont entraîné une contraction de la demande du “billet vert” dans l’attente des décisions que devrait prendre le Conseil des ministres , après demain, pour résoudre le problème de financement des projets de développement des régions «déshéritées», du plan de retour des gens déplacés à leurs villages et surtout de la nouvelle échelle des traitements du secteur public. Dans ce contexte toujours empreint d’incertitudes, les opérateurs ont préféré rester sur la touche, s’abstenant à acheter le dollar mais aussi à le vendre, laissant à la B.D.. le soin de satisfaire la demande commerciale du marché en cette monnaie. En procédant ainsi à l’abaissement de son taux d’intervention «symbolique» à l’achat du dollar de 1517,50 à 1516,50 L.L., tout en maintenant son taux à la vente inchangé à 1528,50 L.L., la B.D.L est parvenue, la semaine dernière, à le faire clôturer finalement au taux moyen indicatif de 1522,50 L.L. contre 1523,00 L.L à la fin de la semaine qui l’avait précédée, soit en léger repli apparent de 0,033% en moyenne, ce qui correspond au taux d’appréciation de la livre libanaise pendant la même période. Pourtant, dans les conditions prévalant actuellement sur le marché, le dollar continuait à être pratiquement négocié dans les échanges interbancaires bien au-dessus de ce taux indicatif et même au point supérieur d’intervention de la B.D.L.. Il a ainsi étroitement évolué, toute la semaine dernière, dans une marge comprise entre 1528,00 et 1529,00 L.L., avec un point d’ancrage à 1528,50 L.L.., témoignant de la propension des agents financiers à l’achat plutôt qu’à la vente du dollar. Accès de faiblesse du dollar à l’étranger A l’étranger, le dollar, qui présentait des signes de fermeté dès le début du mois dans la perspective d’un éventuel relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis après la multiplication des signes de surchauffe de leur économie, a reviré vers le bas, la semaine dernière, sur des ventes bénéficiaires. A cela aurait contribué la publication d’une nouvelle batterie de statistiques américaines dissipant tous les espoirs qui étaient fondés sur un prochain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale pour juguler l’inflation. A cet égard, la communauté financière a été très sensibilisée, à la veille du week-end, par l’annonce du département américain de Travail que les prix à la production auraient diminué de 0,1%, le mois dernier, après une baisse de 0,7% en janvier, dans la mesure que ce chiffre témoignait que l’inflation restait toujours sous contrôle, éloignant tout éventuel relèvement des taux d’intérêt. Cela d’autant qu’elle avait appris plus tôt dans la semaine que les ventes de détail n’auraient progressé que de 0,5% contre 1,-% pendant la même période, à un moment où les stocks des fabriques se seraient stabilisés en janvier, après une hausse de 0,4%, en décembre, pendant que les ventes de ces stocks n’auraient pas augmenté que de 0,1% contre 0,9%, excluant toute tendance de l’économie américaine à la surchauffe. Ce sentiment a été renforcé aussi par l’annonce que la progression de la productivité américaine a été révisée à 1,6% CVS au quatrième trimestre 1997, au lieu de 2,-% en une première estimation, contre 3,6%, après révision au troisième trimestre. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu des anticipations de hausse des taux britanniques, d’un côté, et des informations selon lesquelles le gouvernement japonais ait décidé d’employer des fonds publics pour stimuler les investissements dans l’économie nippone, d’un autre côté, les attaques à la baisse du dollar devaient se poursuivre, passant outre le scandale de corruption impliquant de hauts responsables de la Banque du Japon. C’est ainsi qu’à New York, le «billet vert» s’est négocié à la baisse, vendredi dernier, contre les monnaies européennes, notamment le sterling, tout en effaçant l’essentiel de ses gains enregistrés vis-à-vis du yen auparavant, clôturant comme suit en comparaison avec la fin de la semaine se terminant au vendredi 6 mars : — 1,6700 pour un sterling contre 1,6355 ( - 2,07% ). — 1,8185 D.M. contre 1,8330 ( - 0,79% ). — 1,4765 F.S. contre 1,4925 ( - 1,07% ). — 6,0975 F.F. contre 6,1445 ( - 0,76% ). — 1793,75 lires contre 1801,- ( - 0,40% ). — 128,15 yen, après 129,50, contre 127,95 ( + 0,10% ). Coup d’arrêt à la baisse des métaux précieux Des rachats du découvert conjugués à des achats à bon compte sont venus, la semaine dernière, donner un coup d’arrêt à la chute des métaux précieux, après que les opérateurs se furent rendus compte des excès qu’ils avaient commis à leur baisse dès le début du mois, dans la crainte d’une nouvelle chute des prix pétroliers. En effet, la parité de l’or est parvenue à clôturer, vendredi dernier, à New York, à 295,30 dollars contre 294,60 dollars, à la fin de la semaine se terminant au vendredi 6 mars, en hausse de 0,23%, en moyenne, ainsi que celle de l’argent-métal à 6,0960 dollars contre 6,0350, pendant la même période (+ 1,01%).
Le climat est redevenu moins nerveux sur le marché des changes de Beyrouth pendant la deuxième moitié de la semaine dernière, dans l’espoir que le gouvernement puisse trouver des sources de financement à certains projets sociaux sans compromettre l’objectif de réduction du déficit budgétaire tel que prévu par la loi des finances pour l’exercice 1998. Ce sentiment a été relancé à l’issue de la réunion qui avait groupé, mercredi dernier, le président de la République et le chef du gouvernement au palais de Baabda, pour l’examen de ce sujet avec les hauts responsables du ministère des Finances et de la Banque du Liban (B.D.L.). Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que le groupe français «Paribas» s’apprêterait à lancer, le mois prochain, un emprunt de 500 millions de dollars pour le compte...