Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Tulia Carettoni : un inusable moteur ...(photo)

Quatre-vingts ans tout rond, petite, une classe folle, la répartie facile, deux boules de charbons en guise d’yeux, et drôle, Tulia Carettoni, italienne, est présidente internationale du «Forum des femmes de la Méditerranée» et présidente de la commission nationale de l’UNESCO de son pays. Ce n’est pas tout. Cette grande dame si simple a participé à la lutte de libération pour son pays. Député à 23 ans, elle a été ministre, sénateur, membre du Parlement européen durant 29 ans, présidente de l’Assemblée, entre autres responsabilités officielles... elle vient de terminer un mandat à la tête de l’Institut de Droit italo-africain qui s’occupe de coopération, un domaine dont elle a longtemps assuré le secrétariat d’Etat .Carettoni est très présente à son «Forum» «créé en 1992, lors d’un congrès pour les femmes de la Méditerranée, organisé à Valence, à l’initiative d’amies espagnoles et de l’UNESCO, plus particulièrement Wassila Tamzali qui s’activait déjà beaucoup. A l’époque j’avais établi un rapport pour cette rencontre, et nous avons considéré qu’il était important de tenter quelque chose. Parce que nous avions constaté que les femmes de la Méditerranée avaient beaucoup de différences, bien sûr, mais aussi beaucoup de choses en commun». Ce «Forum» est né d’une conviction que «la culture est inséparable de l’évolution des rapports sociaux, économiques et idéologiques entre les peuples, base indispensable pour une coexistence pacifique», lit-on dans la déclaration adoptée depuis. «Nous sommes constituées en comité de travail, sans élection, sans bureaucratie. Ce comité se réunit, étudie les problèmes qui se posent et transpose ces questions en congrès. Nous avons eu un second congrès à Tunis, en 96 déjà, sur deux thèmes: «la transformation des petites et moyennes entreprises avec le travail des femmes et la préparation au congrès mondial de Pékin afin de porter un message aux Nations Unies pour dire que la Méditerranée n’était pas une région de l’ONU, mais une capitale du métissage, du pluralisme culturel et de problèmes communs. Après Pékin, nous avons transporté le secrétariat général de Valence à Turin, où on pense le 3e congrès sur le thème «Femme et science en Méditerranée», une rencontre préparatoire pour l’UNESCO en l’an 2000». «En effet», poursuit Tulia Carettoni, «cette instance internationale prépare le congrès mondial sur les sciences. Nous y participerons pour donner notre avis de femmes sur les progrès des sciences. La procréation, le clonage par exemple... La maternité était une affaire de femme, maintenant non. Nous n’avons aucun problème quant à la réalisation des projets. Nous préparerons des dossiers bien étudiés et des documents concernant ce sujet et nous les présenterons à nos gouvernements. Ainsi nous porterons notre voix au congrès sur les sciences tout en maintenant l’interaction entre nos réseaux à travers les pays du bassin méditerranéen pour rester informées sur la situation et les problèmes des uns et des autres». A l’exception de la Libye, FFM est implanté dans presque tous les pays de la Méditerranée. «Notre structure première est l’UNESCO, et les travaux effectués sont présentés d’abord à cette instance dont nous relevons». Pour cette femme qui a été, dans son pays, à la base des lois sur l’égalité des chances au travail et l’amélioration de la condition d’Eve dans la famille, le principal problème de la Méditerranéenne, comme la principale différence entre les régions ceinturant ce bassin, se situe au niveau de la religion, «grand handicap dans plus d’un pays et cause d’une contradiction de taille», insiste-t-elle. «Nous sommes libres», disent nos amies. Voyez en Iran, ou même ailleurs. «Je me voile, donc je suis libre. Elles se voilent afin d’avoir la possibilité de circuler, de travailler. Le voile achète un peu de liberté en quelque sorte... C’est un gros problème». Le principal, peut-être, pour cette organisation dont le souci reste l’égalité des chances. Pour cela, Tulia Carettoni poursuivra une lutte vieille de plus d’un demi siècle. Un pèlerin dans son genre.
Quatre-vingts ans tout rond, petite, une classe folle, la répartie facile, deux boules de charbons en guise d’yeux, et drôle, Tulia Carettoni, italienne, est présidente internationale du «Forum des femmes de la Méditerranée» et présidente de la commission nationale de l’UNESCO de son pays. Ce n’est pas tout. Cette grande dame si simple a participé à la lutte de libération pour son pays. Député à 23 ans, elle a été ministre, sénateur, membre du Parlement européen durant 29 ans, présidente de l’Assemblée, entre autres responsabilités officielles... elle vient de terminer un mandat à la tête de l’Institut de Droit italo-africain qui s’occupe de coopération, un domaine dont elle a longtemps assuré le secrétariat d’Etat .Carettoni est très présente à son «Forum» «créé en 1992, lors d’un...