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Actualités - Reportage

Revue hebdomadaire des marchés financiers Persistance de l'offre du dollar à Beyrouth

La livre libanaise a achevé la semaine hier, sur un ton toujours soutenu à Beyrouth. Elle continuait de bénéficier d’un fort courant d’achats contre le dollar à des fins de placements en bons du Trésor libanais. Ce mouvement, relancé depuis le choix du général Lahoud à la présidence de la République au début du mois, ne s’est guère démenti la semaine dernière, qui a été marquée par son élection à l’unanimité des voix du Parlement libanais à la plus haute magistrature de l’État. En effet, le dollar est demeuré abondamment offert, ne parvenant même pas à se placer en dehors de la Banque du Liban (B.D.L.). Celle-ci, en procédant à l’abaissement de son taux d’intervention à l’achat de 1502,50 à 1502,00 LL, mardi, puis de son taux «symbolique» à la vente de 1515,50 à 1515,00 LL, jeudi, est parvenue à le faire clôturer hier, au taux moyen indicatif de 1508,50 LL contre 1509,00 LL vendredi dernier, en léger repli de 0,03%, ce qui correspond au taux d’appréciation de la livre pendant la même période. Mais, en raison de l’abondance de l’offre et de la réticence de la demande privée, le billet vert s’est négocié encore cette semaine au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L., soit entre 1501,75 et 1502,25 LL, avec un point d’ancrage à 1502,00 LL contre 1502,25 et 1502,75 LL et un point d’ancrage à 1502,50 LL la semaine dernière, avec un volume d’affaires dépassant cette semaine 150 millions de dollars, presqu’entièrement achetés par la B.D.L. à 1502,00 LL, apprend-on de milieux cambistes. À l’étranger, l’annonce d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), tard la veille, a pris les marchés des changes internationaux par surprise à la veille du week-end, infligeant un nouveau coup au dollar et stimulant la demande des devises européennes ainsi que le yen. La devise américaine peinait déjà en début de semaine à se remettre de la dégringolade qu’elle avait connue il y a une dizaine de jours face au yen, mais l’annonce inattendue de la Fed lui a fait perdre le peu de terrain qu’elle avait regagné. Le dollar était, en effet, remonté brièvement à 120,00 yen en cours de semaine, mais il terminait hier, à nouveau assommé à 115,20 yen contre 116,97 yen sept jours avant. Rappelons que la Fed a décidé jeudi de relâcher sa politique de crédit une nouvelle fois en quinze jours, en réponse aux sérieux dangers récessionnistes que fait courir à l’économie américaine la crise des marchés financiers émergents . La banque centrale américaine a expliqué, dans un communiqué, que «cette décision a été prise afin d’amortir les effets sur les perspectives de croissance économique américaine d’une faiblesse croissante des économies à l’étranger et des effets de conditions financières moins favorables aux États-Unis». Au même moment, le yen profitait de son côté de l’adoption définitive au Japon, après des mois de blocage, d’un énorme plan de sauvetage des banques prévoyant l’injection massive de fonds publics estimée à quelque 520 milliards de dollars. Ces fonds, destinés à renflouer les banques fragiles mais jugées saines et liquider les mauvaises créances des banques défaillantes qui seront nationalisées pour protéger les dépositaires, ont relancé des spéculations à la hausse du yen par les «hedge funds» contre le dollar, dans le sillage de la semaine précédente mais dans une moindre ampleur. Ce phénomène a contribué à tirer le billet vert à la baisse face aux devises européennes. À cet égard, une déclaration du président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, laissait envisager un statu quo monétaire non seulement en Allemagne mais au niveau de la zone euro, redonnant un peu de couleur à toutes les devises de cette zone. Dans ces conditions, la baisse du dollar ne pouvait que s’accentuer à la fin de la semaine puisque si la probabilité d’une réduction des taux en Allemagne semblait faible, le nouvel assouplissement monétaire aux États-Unis devait œuvrer à son passif, le faisant négocier, hier, à New York, en comparaison avec la fin de la semaine précédente, comme suit : – 1,7015 pour un sterling contre 1,7055. – 1,6185 D.M. contre 1,6370. – 5,4285 F.F. contre 5,4880. – 1,3160 F.S. contre 1,3230. – 1603,00 lires contre 1620,50. – 115,35 yen contre 116,40. Bourse de Beyrouth : ralentissement de l’activité Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a connu une semaine généralement calme et dépourvue de motivations à l’achat de valeurs libanaises cotées aussi bien sur le marché officiel que sur le marché parallèle. En effet, les principales composantes de la cote, notamment Solidere et les quelques valeurs bancaires, ne devaient bouger que très étroitement à la hausse. Il en est de même des certificats de dépôt (G.D.R.) liés aux actions «A» de Solidere cotées à Londres. C’est ainsi que l’indice général L.I.S.P.I. n’a pu progresser que de 87,66 points à 87,86 points d’une semaine à l’autre, ainsi que l’indice partiel L.I.B.X. des valeurs bancaires qui est passé de 192,03 à 193,31 points, pendant la même période. Pour ce qui est de l’activité de la cote, on a relevé sur toute cette semaine la négociation de 434.419 actions d’une valeur globale de 3.995.674 dollars contre 1.447.946 actions d’une valeur de 14.420.578 dollars, la semaine dernière. Paris: l’embellie prend de l’ampleur La petite embellie constatée huit jours plus tôt a pris de l’ampleur, la Bourse de Paris enregistrant cette semaine cinq séances de hausse consécutive pour la première fois depuis le 20 juillet dernier (sommet absolu). Selon l’indice CAC 40 qui atteignait vendredi soir 3.390,10 points, la Bourse a regagné 9,6% cette semaine. Depuis le début de l’année, la hausse atteint à présent 13%. Le 8 octobre le marché était passé sous son niveau de la fin 1997 (2.959,97 points) affichant ainsi un repli de 1,3%. En six séances (vendredi dernier hausse de 4,49%), la cote a donc repris 14,5%. Les dégâts causés par la tempête qui secoue la planète financière depuis l’été dernier sont loin d’être réparés (47% de hausse le 20 juillet) mais la confiance commence à renaître même si les incertitudes restent nombreuses. Malgré tout, les investisseurs veulent envisager l’avenir avec plus de sérénité, à la lumière de quelques initiatives prises par les autorités économiques et financières pour doper les économies. Wall Street : clôture en terrain positif Wall Street a terminé aussi la semaine en territoire positif mais l’euphorie qui a suivi l’assouplissement monétaire de la veille a laissé la place à quelques inquiétudes diffuses après l’annonce d’une baisse de la production industrielle américaine de 0,3% le mois dernier contre une hausse de 1,6% en août. Mais avec un dollar affaibli, plusieurs sociétés exportatrices américaines ne tardaient pas à retrouver quelques couleurs, ce qui est censé soutenir davantage la tendance. En outre, la publication d’un indice des prix à la consommations inchangé en septembre est venue confirmer, hier, l’absence d’inflation dans l’économie américaine et nourrir de nouveaux espoirs de réduction des taux d’intérêt par la Fed dans les mois à venir. Ceux-ci sont actuellement de 5% pour les fonds fédéraux (Fed funds) et 4,75% pour le taux d’escompte. Londres: reprise d’espoir La Bourse de Londres a affiché une forte progression sur l’ensemble de la semaine grâce à l’espoir d’une baisse des taux britanniques dans le contexte de ralentissement de l’activité économique mondiale. L’indice Footsie des cent principales valeurs a terminé vendredi à 5.133,1 points, en hausse de 309,7 points sur la semaine, soit 6,42%. Une grande partie des gains de la semaine ont été enregistrés lundi grâce au déblocage du dossier de l’assainissement du secteur bancaire japonais qui a rassuré les investisseurs sur la volonté du nouveau gouvernement nippon à agir contre la crise de confiance qui déprime la croissance de la deuxième économie mondiale. En fin de semaine, c’est la détermination de la Réserve fédérale américaine à soutenir la croissance en baissant inopinément ses taux qui a encouragé le marché. Tokyo: retour au calme Les valeurs de Tokyo, après avoir progressé de 3,1% sur la semaine, devraient entrer dans des eaux plus calmes la semaine prochaine, après des semaines de volatilité, même si persistent des doutes sur Wall Street et des perspectives médiocres à court terme sur l’économie japonaise, estiment les opérateurs vendredi. Les investisseurs auront le nez sur toute nouvelle mesure gouvernementale de stimulation de l’économie par le gouvernement, en l’absence d’autres événements attendus, et ce malgré les doutes persistant sur les nouvelles mesures de réforme du secteur financier. Francfort: rebondissement de la cote La Bourse de Francfort a fait un bon de 495,68 points cette semaine, rassurée par la réforme du système bancaire japonais et agréablement surprise par la baisse de taux de la Fed, même si la faiblesse des volumes de transactions montre que la méfiance est toujours de mise. Le X-DAX (DAX Xetra), marché électronique où transitent les deux tiers des ordres passés à la bourse allemande, a terminé la séance à 4.469,12 points, un gain de 12,47% par rapport au même jour de la semaine passée. Sur le marché à la criée, le DAX des trente valeurs vedettes a progressé de 12,68% à 4.489,10 points sur cinq séances.
La livre libanaise a achevé la semaine hier, sur un ton toujours soutenu à Beyrouth. Elle continuait de bénéficier d’un fort courant d’achats contre le dollar à des fins de placements en bons du Trésor libanais. Ce mouvement, relancé depuis le choix du général Lahoud à la présidence de la République au début du mois, ne s’est guère démenti la semaine dernière, qui a été marquée par son élection à l’unanimité des voix du Parlement libanais à la plus haute magistrature de l’État. En effet, le dollar est demeuré abondamment offert, ne parvenant même pas à se placer en dehors de la Banque du Liban (B.D.L.). Celle-ci, en procédant à l’abaissement de son taux d’intervention à l’achat de 1502,50 à 1502,00 LL, mardi, puis de son taux «symbolique» à la vente de 1515,50 à 1515,00 LL, jeudi, est...