Nasrallah ne croit pas à un retrait israélien unilatéral
le 14 mars 1998 à 00h00
«Tant que l’ennemi espère pouvoir obtenir des arrangements de sécurité et tant qu’il n’est pas sûr que sa démarche va provoquer une déstabilisation au Liban, je ne crois pas qu’il entreprendra un retrait brusque unilatéral». C’est ce qu’a précisé sayed Hassan Nasrallah au président de l’Ordre des journaliste, M. Melhem Karam, et aux membres du bureau de l’Ordre qu’il a rencontrés hier. Mais dans le cas où une telle éventualité viendrait à se présenter, le sécrétaire général du Hezbollah a tenu à affirmer que ceci n’entraînera aucune perturbation notamment à Jezzine. «Aucune perturbation n’est à craindre dans les régions libérées dans le cas d’un retrait israélien unilatéral brusque. La situation actuelle n’est en rien comparable à celle créée dans la montagne lors du retrait israélien, d’ailleurs un premier exemple a été donné lors du retrait israélien de la région de Saydoun l’été dernier :nous avons non seulement interdit l’accès de cette région à nos combattants mais aussi aux civils» a précisé le dignitaire chiite. Que fera le Hezbollah si pareille éventualité vient à se concrétiser, Sayed Nasrallah souligné: «Une réponse adéquate sera donnée en son temps, mais d’ici là l’effet de surprise est à préserver car nous préférons ne rien dévoiler de notre plan d’action tant que cette possibilité ne s’est pas transformée en réalité irréversible» dit-il. Sayed Nasrallah, évoquant l’avenir politique de son parti, déclaré: «Il n’y a pas de doute qu’une formation telle que la nôtre qui a porté la résistance à bout de bras toutes ces années sera portée à son tour par un important courant populaire le jour où la paix sera là. La situation sera nettement meilleure que celle que nous connaissons actuellement où, malgré toutes nos réalisations et tous nos sacrifices, l’establishment politique fait tout pour nous isoler, aucun des nôtres n’a droit au moindre poste dans l’administration, on essaie de nous marginaliser, mais notre vérité est différente de la leur et je tiens à signaler que dans le cas où de véritables élections sont organisées dans les pays, ils s’apercevront de l’importance du courant populaire que nous représentons» a-t-il tenu à affirmer.
«Tant que l’ennemi espère pouvoir obtenir des arrangements de sécurité et tant qu’il n’est pas sûr que sa démarche va provoquer une déstabilisation au Liban, je ne crois pas qu’il entreprendra un retrait brusque unilatéral». C’est ce qu’a précisé sayed Hassan Nasrallah au président de l’Ordre des journaliste, M. Melhem Karam, et aux membres du bureau de l’Ordre qu’il a rencontrés hier. Mais dans le cas où une telle éventualité viendrait à se présenter, le sécrétaire général du Hezbollah a tenu à affirmer que ceci n’entraînera aucune perturbation notamment à Jezzine. «Aucune perturbation n’est à craindre dans les régions libérées dans le cas d’un retrait israélien unilatéral brusque. La situation actuelle n’est en rien comparable à celle créée dans la montagne lors du retrait...
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