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Actualités - Chronologie

La résolution 426 préconise des arrangements préliminaires pour l'application de la 425

Il y a vingt ans jour pour jour, le 14 mars 1978, l’armée israélienne lançait une vaste offensive terrestre au Liban-Sud, en riposte aux attaques répétées des organisations palestiniennes contre le nord d’Israël. Cinq jours plus tard, soit le 19 mars 1978, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptait la résolution 425 dont le second point demande à Israël «de cesser immédiatement son action militaire contre l’intégrité territoriale du Liban et de retirer sans délai ses forces de tout le territoire libanais». Pour le Liban, cette phrase signifie sans équivoque que le retrait doit être inconditionnel. Force est de noter, par ailleurs, soulignent des milieux occidentaux,que,par la résolution 426, qui fixait le mandat de la FINUL , créée par la 425, le Conseil de Sécurité avait approuvé un rapport (S/12611) du secrétaire général de l’ONU de l’époque, Kurt Waldheim, dans lequel ce dernier suggérait de «mettre au point des arrangements avec Israël et le Liban à titre de mesure préliminaire aux fins de l’application de la résolution 425 du Conseil de Sécurité». C’est précisément ce que l’Etat hébreu cherche à obtenir avec sa nouvelle offre de retrait, formulée le 1er mars dernier par le premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais les autorités libanaises souligent à ce propos que c’est avec l‘ONU et elle seule (et non avec Israël) qu’elles sont tenues de traiter en vue d’appliquer la 425. Israël estime qu’il ne pourra appliquer cette résolution et se retirer que lorsque les autorités libanaises seront en mesure d’assurer l’ordre et la sécurité sur la frontière internationale entre les deux pays. La 425 précise que le Conseil de Sécurité décide «d’établir immédiatement sous son autorité une force intérimaire des Nations Unies pour le Liban-Sud» (point 3) pour confirmer le retrait des forces israéliennes et «aider le gouvernement libanais à assurer la restauration de son autorité effective dans la région». En proie aux attaques du Hezbollah depuis 1985, Israël estime à ce jour que Beyrouth n’est toujours pas en mesure de le faire. Ces dernières années, l’Etat hébreu a plusieurs fois proposé de retirer ses forces mais au bout d’une période de «mise à l’épreuve» des capacités libanaises à contrôler la zone frontalière variant de six à neuf mois, ce que Beyrouth a toujours refusé. Le Liban pour sa part s’accroche à cette résolution, estimant qu’elle ne souffre aucune négociation, et ne s’est d’ailleurs associé au processus de paix lancé à Madrid en octobre 1991 que pour obtenir l’application de la 425. En revanche, cette résolution a longtemps été superbement ignorée par l’Etat hébreu. Pour le défunt premier ministre Yitzhak Rabin, elle «n’existait pas». Aujourd’hui, le ton est nettement différent: les dirigeants israéliens évoquent ouvertement la résolution et se disent prêts à l’appliquer pour peu que la sécurité du nord d’Israël soit assurée.
Il y a vingt ans jour pour jour, le 14 mars 1978, l’armée israélienne lançait une vaste offensive terrestre au Liban-Sud, en riposte aux attaques répétées des organisations palestiniennes contre le nord d’Israël. Cinq jours plus tard, soit le 19 mars 1978, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptait la résolution 425 dont le second point demande à Israël «de cesser immédiatement son action militaire contre l’intégrité territoriale du Liban et de retirer sans délai ses forces de tout le territoire libanais». Pour le Liban, cette phrase signifie sans équivoque que le retrait doit être inconditionnel. Force est de noter, par ailleurs, soulignent des milieux occidentaux,que,par la résolution 426, qui fixait le mandat de la FINUL , créée par la 425, le Conseil de Sécurité avait approuvé un rapport...