La firme Apple a toutes les raisons de se réjouir: l’iMac, son dernier bébé, réveille chez les Américains le désir d’une informatique alternative. Nostalgiques du Macintosh ou pas, ils s’arrachent son dernier ordinateur personnel. Un succès qui pourrait redorer le blason du groupe informatique. Champory Rith, de la chaîne américaine d’informatique CompUSA, est ravi: «Les iMac se vendent comme des petits pains». Le responsable des ventes ajoute: «On a été dévalisé dès le premier jour et, depuis, les clients doivent souvent attendre près d’une semaine». Disponible depuis le 15 août dernier sur le marché américain, l’ordinateur personnel iMac a conquis le public: les dizaines de milliers d’unités livrées chaque semaine dans les échoppes ne suffisent pas à satisfaire la demande. Le succès est tel au Japon, où il a été commercialisé récemment, qu’il est déjà introuvable. Les clients nippons devront patienter jusqu’à la fin du mois d’octobre pour retrouver normalement des iMac en vitrine. Et chez Apple, on s’attend «à un succès identique en Europe» où l’iMac sera bientôt disponible. Conçu pour faciliter l’accès à l’Internet, l’iMac associe en seul bloc écran et unité centrale. Apple renoue ainsi avec l’image du premier «Mac» qui avait assuré le succès du groupe dans les années 1980. Évitant l’encombrement et le câblage d’une unité centrale séparée, l’iMac, translucide et aux courbes futuristes qui se démarquent de la traditionnelle boîte anguleuse, est vendu 1.299 dollars. L’iMac génère une frénésie Un responsable d’Apple reconnaît que la firme «a eu des difficultés par le passé à répondre correctement à la demande et nous faisons en sorte que le phénomène ne se reproduise pas, mais les ventes sont tellement phénoménales que c’est difficile à éviter». Les PowerBook G3, les dernières machines commercialisées par Apple avant l’iMac, ont également souffert au lancement du décalage entre l’offre et la demande. Apple affirme avoir mis l’accent sur l’iMac dans ses trois sites de production — Californie, Irlande et Singapour — et souligne avoir amélioré l’efficacité de son appareil productif avec le recrutement d’un nouveau directeur des opérations. Enfin, Apple retardera jusqu’au mois d’octobre la vente de l’iMac sur l’Internet pour ne pas priver les détaillants d’un stock précieux. Un analyste, cité par le Wall Street Journal, avance un chiffre de 450.000 unités vendues au cours des trois prochains mois. Si ce chiffre se confirme, l’iMac signerait le plus gros succès d’Apple. De fait, il pourrait marquer la fin des années noires de la firme, après une décennie de pertes de parts de marché et de débâcle financière. Voilà maintenant trois trimestres que l’entreprise affiche à nouveau des résultats financiers positifs. Les ventes record de l’iMac stimulent les performances des autres produits Apple, comme la gamme des PowerBook G3 que CompUSA a vendu jusqu’à épuisement du stock le jour même de la sortie de l’iMac. Selon un porte-parole d’Apple, «l’iMac génère une frénésie autour du système Macintosh et suscite beaucoup d’intérêts chez des gens qui n’ont jamais été familiarisés avec un tel système. Beaucoup abandonnent le PC au profit du Mac».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La firme Apple a toutes les raisons de se réjouir: l’iMac, son dernier bébé, réveille chez les Américains le désir d’une informatique alternative. Nostalgiques du Macintosh ou pas, ils s’arrachent son dernier ordinateur personnel. Un succès qui pourrait redorer le blason du groupe informatique. Champory Rith, de la chaîne américaine d’informatique CompUSA, est ravi: «Les iMac se vendent comme des petits pains». Le responsable des ventes ajoute: «On a été dévalisé dès le premier jour et, depuis, les clients doivent souvent attendre près d’une semaine». Disponible depuis le 15 août dernier sur le marché américain, l’ordinateur personnel iMac a conquis le public: les dizaines de milliers d’unités livrées chaque semaine dans les échoppes ne suffisent pas à satisfaire la demande. Le succès est tel au...