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Actualités - Chronologie

Pirès, le petit Marseillais devenu grand

Un titre de champion du monde et un transfert dans le plus grand club français ont été nécessaires pour que Robert Pirès devienne le joueur que tous devinaient en lui. Son sacre avec les Bleus le 12 juillet en finale du Mondial et ses débuts tonitruants avec l’OM ont libéré l’ancien Messin de la timidité qui l’inhibait. «Certains se révèlent dès leur première sélection. Moi, il m’en a fallu une vingtaine avant que j’explose enfin», affirme-t-il au lendemain de sa prestation en Russie, la meilleure sous le maillot des Bleus. «Pour moi, l’équipe de France commence aujourd’hui». Remarquable dans une rencontre où les champions du monde n’ont montré leur vrai visage qu’en de rares occasions, Pirès a inscrit dans l’immense stade Loujniki de Moscou le deuxième but des siens et fut à l’origine de celui de la victoire, signé par le Parmesan Alain Boghossian. Cette brutale révélation n’a pas échappé au nouveau stratège national, Roger Lemerre, qui dit y voir la récompense de la confiance accordée au joueur par son prédécesseur Aimé Jacquet. «Nous savions quel était son véritable niveau, il suffisait de se montrer patient, cela allait venir un jour», a commenté Lemerre. «C’est le résultat d’un ensemble de choses», confie Pirès. «La Coupe du monde m’a été très profitable même si je n’ai joué qu’un match et demi. J’ai eu le temps de réfléchir». «Et puis partir à Marseille m’a obligé à sortir du cocon dans lequel je me trouvais à Metz. Je ne veux pas oublier ce que j’ai vécu en Lorraine mais lorsque l’on joue à l’OM, cela force le respect». «J’ai vraiment pris confiance le jour où j’ai compris que le regard que portaient sur moi mes coéquipiers de l’équipe de France avait changé». Ses débuts sous le maillot tricolore furent particulièrement difficiles et l’abnégation avec laquelle Jacquet ne cessa de le maintenir dans son équipe donna lieu à de nombreuses et douloureuses mises au point. Le Messin avoua plusieurs fois ne pas disposer de la confiance de ses partenaires sur le terrain et plus cette confiance lui était refusée plus il paraissait ne pas la mériter. «Se côtoyer pendant tout le Mondial m’a appris beaucoup de choses et surtout m’a permis de réfléchir. Je me rendais compte que je n’apportais pas grand-chose à l’équipe». De ces réflexions, le Marseillais acquit la conviction que pour être respecté sur un terrain de football, il fallait «être plus méchant». «Chaque fois que je relevais un duel, je le perdais. Et Aimé Jacquet n’arrêtait pas de me dire qu’il fallait muscler mon jeu», se souvient-il. «C’était une sorte de connivence entre nous. J’espère simplement que maintenant, s’il me regarde, je lui fais plaisir».
Un titre de champion du monde et un transfert dans le plus grand club français ont été nécessaires pour que Robert Pirès devienne le joueur que tous devinaient en lui. Son sacre avec les Bleus le 12 juillet en finale du Mondial et ses débuts tonitruants avec l’OM ont libéré l’ancien Messin de la timidité qui l’inhibait. «Certains se révèlent dès leur première sélection. Moi, il m’en a fallu une vingtaine avant que j’explose enfin», affirme-t-il au lendemain de sa prestation en Russie, la meilleure sous le maillot des Bleus. «Pour moi, l’équipe de France commence aujourd’hui». Remarquable dans une rencontre où les champions du monde n’ont montré leur vrai visage qu’en de rares occasions, Pirès a inscrit dans l’immense stade Loujniki de Moscou le deuxième but des siens et fut à l’origine de...