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Actualités - Chronologie

Football - Euro 2000 La France veut conclure en beauté (photo)

L’équipe de France, championne du monde, entend boucler une année 1998 historique sur une note juste, mercredi, face à son petit voisin d’Andorre en match éliminatoire de l’Euro-2000. Pour cette ultime sortie, les Français retrouvent l’antre du Stade de France où leur épopée débuta en janvier par une courte victoire amicale contre l’Espagne (1-0) et s’acheva sur un triomphe sans précédent (3-0) le 12 juillet en finale de la Coupe du monde devant le Brésil. Même si l’adversaire de mercredi ne possède ni le prestige ni le talent des Brésiliens, les Bleus et leur nouveau sélectionneur Roger Lemerre ne veulent pas connaître de déconvenue pour cet ultime rendez-vous de l’année. D’abord parce que l’équipe de France n’a jamais perdu dans le magnifique écrin de béton de Saint-Denis, ensuite parce que la qualification pour le championnat d’Europe passe par un parcours exemplaire. Les Tricolores ont retrouvé samedi en Russie les qualités morales qui les avaient conduites à la gloire cet été, s’imposant à l’arraché (3-2) dans un match crispant où ils furent souvent malmenés. Après les matches nuls concédés en Autriche (2-2) et en Islande (1-1), les champions du monde ont en partie rassuré leur stratège et leur public. «Cette victoire nous a comblés, a commenté Lemerre. Mais j’espère que l’équipe a compris que rien n’était fait et que le plus difficile restait les matches à venir. Il nous faut rester très réalistes et surtout ne pas pécher par excès d’optimisme». Car si les Français ont remporté à Moscou le match qu’il ne fallait pas perdre, tout fut loin d’être parfait notamment en défense où les erreurs d’inattention se payèrent chaque fois d’un but. Point fort des Bleus lors du Mondial (deux buts dont un penalty en sept rencontres), la défense semble avoir perdu une partie de la belle efficacité que lui avait patiemment donnée Aimé Jacquet au cours de ses quatre années de règne. La France a concédé cinq buts en trois rencontres. «Cela ne m’inquiète pas du tout», a déclaré Lemerre, expliquant que le match contre l’Autriche vint au pire moment et que celui contre l’Islande était une «incartade», selon son expression. «Nous sommes champions du monde et tout le monde a envie de nous battre. De plus, nous avons disputé toutes ces rencontres à l’extérieur». Ce déficit est pour l’instant compensé par une amélioration du rendement offensif avec un Alain Boghossian dans le rôle du sauveur: le Parmesan a inscrit le but de la victoire en Russie et le but de l’égalisation en Autriche. Ironie de l’histoire, ce secteur de jeu, talon d’Achille de l’équipe de France, version Jacquet, est en train de devenir l’une des forces de l’équipe de France, version Lemerre. Robert Pires, parti à Marseille, semble libéré de toutes ses appréhensions tandis que le jeune Nicolas Anelka n’attend que de prouver qu’il est le buteur que tout un pays espère depuis Jean-Pierre Papin. Contre Andorre, seule la victoire comptera. «Je m’attends à un match du genre de celui de l’Islande avec des adversaires regroupés devant leur but et défendant énormément», a commenté Roger Lemerre.Entretenant le suspense avec un art hérité de son prédécesseur, le sélectionneur français a expliqué qu’il «serait dommage de ne pas utiliser les 18 joueurs à sa disposition» et donc de faire entrer ceux qui sont restés sur le banc à Moscou, tel le Monégasque David Trezeguet ou le défenseur Frank Leboeuf. Mais dans le même temps, Lemerre ne souhaite pas tout changer et veut «s’appuyer sur des certitudes». La composition de l’équipe ne devrait être fournie qu’une heure avant la rencontre. Équipe probable: Bernard Lama, Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly, Bixente Lizarazu; Didier Deschamps, Patrick Viera, Zinedine Zidane, Youri Djorkaeff, Robert Pires, David Trezeguet.
L’équipe de France, championne du monde, entend boucler une année 1998 historique sur une note juste, mercredi, face à son petit voisin d’Andorre en match éliminatoire de l’Euro-2000. Pour cette ultime sortie, les Français retrouvent l’antre du Stade de France où leur épopée débuta en janvier par une courte victoire amicale contre l’Espagne (1-0) et s’acheva sur un triomphe sans précédent (3-0) le 12 juillet en finale de la Coupe du monde devant le Brésil. Même si l’adversaire de mercredi ne possède ni le prestige ni le talent des Brésiliens, les Bleus et leur nouveau sélectionneur Roger Lemerre ne veulent pas connaître de déconvenue pour cet ultime rendez-vous de l’année. D’abord parce que l’équipe de France n’a jamais perdu dans le magnifique écrin de béton de Saint-Denis, ensuite parce que...