Un grave problème se pose au niveau de la nature des poissons écoulés sur le marché local. Certains vendeurs se plaignent en effet de certains de leurs collègues qui vendent du poisson importé en le faisant passer pour du local parce qu’il coûte plus cher. Ali Rochaid Oueiza, un poissonnier ayant un commerce à proximité d’un port de pêche à Abdeh (Liban-Nord), à la frontière syrienne, souligne à ce propos: «Il y a de moins en moins de poissons dans la mer. Comment les pêcheurs peuvent-ils s’en procurer autant? Certaines poissonneries qui vendent du poisson turc (qui arrive à profusion dans cette région) prétendent que c’est du local». Nous avons effectivement assisté à l’arrivage de poissons frais fournis par des pêcheurs à proximité du commerce de Oueiza. La quantité était minime, incapable de suffire à elle seule au grand marché qui se trouve quelques mètres plus haut, sur la route. Et pourtant, quand nous avons interrogé un poissonnier, Abdel Rahmane Taleb, sur la provenance de ses poissons, il a juré ses grands dieux que «toute la marchandise est fraîche et provient du port». Quand nous lui avons fait remarquer que les pêcheurs venaient d’arriver et de vendre leur marchandise à la criée, il a objecté: «J’ai acquis la marchandise que vous voyez là hier soir, de pêcheurs qui travaillent la nuit». Ses voisins ont, quant à eux, reconnu qu’ils vendaient du poisson provenant de différents pays. Mais Oueiza attire notre attention sur un autre grave problème: «Certains poissonniers vendent du poisson congelé importé qu’ils font passer pour du frais, et qu’ils décongèlent donc tous les jours, ce qui est très mauvais, nous déclare-t-il. Dans cette région seulement, il y a 200 cas d’empoisonnement par an du fait de la consommation de poissons».
Un grave problème se pose au niveau de la nature des poissons écoulés sur le marché local. Certains vendeurs se plaignent en effet de certains de leurs collègues qui vendent du poisson importé en le faisant passer pour du local parce qu’il coûte plus cher. Ali Rochaid Oueiza, un poissonnier ayant un commerce à proximité d’un port de pêche à Abdeh (Liban-Nord), à la frontière syrienne, souligne à ce propos: «Il y a de moins en moins de poissons dans la mer. Comment les pêcheurs peuvent-ils s’en procurer autant? Certaines poissonneries qui vendent du poisson turc (qui arrive à profusion dans cette région) prétendent que c’est du local». Nous avons effectivement assisté à l’arrivage de poissons frais fournis par des pêcheurs à proximité du commerce de Oueiza. La quantité était minime, incapable de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.