Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Antennes et paraboles Algérie - Les chaînes françaises en perte de vitesse

Pour avoir le maximum de chaînes françaises, les Algériens s’équipent d’au moins deux paraboles. Avec la baisse sensible du coût des antennes, le phénomène s’est généralisé à grande vitesse en touchant l’ensemble des couches sociales. Même les chaînes cryptées sont captées avec des décodeurs pirates. Cependant les chaînes publiques françaises, pour qui le marché algérien était acquis, n’ont développé aucune réflexion pour le préserver. Considérés comme captifs ou secondaires, les téléspectateurs algériens ne sont pas « respectés », note un journaliste algérien, qui s’estime (parce que francophone) partie prenante du contenu des chaînes françaises. Premier reproche: les chaînes en question restent focalisées sur Paris et la France. Le monde arabe, par exemple, n’est abordé que dans le cadre de l’affrontement avec Israël.L’Algérie n’existerait qu’au travers de la violence et des élections. Second reproche : aucun arabisant (intellectuel, écrivain, musicien, historien ou poète) n’a accès aux journaux télévisés. Après MBC, les Algériens ont commencé à découvrir Al Djazira et ART (Arabe Radio & TV). MBC, la plus populaire financée par des capitaux saoudiens, vise exclusivement les publics arabes et connaît un grand succès en Algérie. Avec un correspondant permanent à Alger, elle colle à l’activité politique et donne la parole aux opposants installés à l’étranger en plus de ceux qui résident en Algérie. Emettant son bulletin d’informations à 20 heures GMT, la station concurrence directement les chaînes françaises. MBC et Al Djazira cherchent à fédérer tous les arabes, où qu’ils se trouvent – y compris en Europe et aux Etats-Unis. Leur ton se démarque nettement de la langue de bois et du protocole des chaînes arabes publiques, qui sont nettement plus distantes. Mais, dans l’ensemble, les chaînes de TV qui appartiennent aux «frères arabes» ne sont ni tendres, ni amicales, ni fraternelles avec l’Algérie et son gouvernement. Toutes ces chaînes ont un même souci: mettre à l’antenne des journalistes et des animateurs algériens et maghrébins, rapidement reconnus par leurs nationaux. Ces liens subjectifs, «nationalistes», fidélisent les téléspectateurs. (Télé-Satellite)
Pour avoir le maximum de chaînes françaises, les Algériens s’équipent d’au moins deux paraboles. Avec la baisse sensible du coût des antennes, le phénomène s’est généralisé à grande vitesse en touchant l’ensemble des couches sociales. Même les chaînes cryptées sont captées avec des décodeurs pirates. Cependant les chaînes publiques françaises, pour qui le marché algérien était acquis, n’ont développé aucune réflexion pour le préserver. Considérés comme captifs ou secondaires, les téléspectateurs algériens ne sont pas « respectés », note un journaliste algérien, qui s’estime (parce que francophone) partie prenante du contenu des chaînes françaises. Premier reproche: les chaînes en question restent focalisées sur Paris et la France. Le monde arabe, par exemple, n’est abordé que dans le...