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Actualités - Chronologie

Paris et Bonn soulignent leur convergence avant l'Euro

Les ministres de l’Economie et des Finances français et allemand ont souligné mardi leur convergence de vues avant la dernière ligne droite menant à l’euro, évitant cependant soigneusement de trancher l’épineuse question de la présidence de la future Banque centrale européenne. Dominique Strauss-Kahn et Theo Waigel ont réaffirmé lors du Conseil économique et financier franco-allemand de Tours leur attachement au respect des critères de Maastricht et à la réduction des déficits publics. «Les efforts qui ont été faits en matière budgétaire ne sont pas terminés et nous devons, nous en sommes tout à fait d’accord, profiter de la période de croissance qui s’ouvre pour poursuivre ces efforts budgétaires et améliorer encore nos situations», a déclaré Dominique Strauss-Kahn lors de la conférence de presse de clôture du Conseil. «En période de vaches grasses, il faut engranger des réserves pour les périodes plus difficiles», a-t-il ajouté. Theo Waigel a réaffirmé avec fierté qu’en dépit des coûts liés à la réunification, l’Allemagne est «prête pour l’Union économique et monétaire». Il a souligné que la croissance retrouvée en France comme en RFA profitait aux deux, mais également à l’ensemble de l’Europe. «Nous prévoyons une croissance comprise entre 2,5% et 3% en 1998. Cela crée un environnement de stabilité favorable à un redressement du marché du travail», a-t-il déclaré, soulignant que la RFA avait «la volonté d’appliquer de manière très stricte» les critères de Maastricht. Forts de leurs vertueuses ambitions, Dominique Strauss-Kahn et Theo Waigel ont appelé l’Union européenne à faire preuve de discipline en plafonnant strictement ses dépenses à 1,27% du PIB total des pays de la Communauté. Dominique Strauss-Kahn a également soutenu la position de l’Allemagne, qui juge trop élevée sa contribution nette au budget de l’UE. Estimant également que la part relative de la France était trop importante, le ministre français a plaidé en faveur d’une répartition «plus équitable» du financement de l’Union. La légitimité du conseil de l’euro, organe informel de coordination des politiques économiques des membres de la monnaie unique, n’est plus contestée par l’Allemagne. Dominique Strauss-Kahn a indiqué que l’Autriche devrait assurer la présidence du premier conseil de l’euro, qui aura probablement lieu en mai prochain. Le Royaume-Uni, qui assume jusqu’en juin la présidence tournante de l’Union européenne, ne pourra en effet présider le conseil, ayant choisi de ne pas participer à la première vague des pays de la monnaie unique, a rappelé le ministre de l’Economie. Il a observé que la même méthode serait utilisée à chaque fois que la présidence de l’Union sera assurée par un pays en dehors de la zone euro. Actuellement onze pays sur 15 ont respecté les critères de Maastricht, ce qui leur permet de se qualifier pour participer à la monnaie unique dès le 1er janvier 1999. Seule la Grèce a été exclue pour des raisons économiques, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark étant quant à eux prêts techniquement mais souhaitant attendre. Lundi, Dominique Strauss-Kahn avait estimé à Bruxelles que le premier «Euro-X» pourrait intervenir vers le 19 mai, date de la prochaine réunion des ministres de l’Economie et des Finances (EcoFin) suivant le sommet du 1er mai, au cours duquel les dirigeants européens sélectionneront officiellement les participants à la monnaie unique. Reste la question de la présidence de la Banque centrale européenne, que la France et l’Allemagne se sont bien gardés de trancher lors de cette rencontre. Le choix du président pourrait ainsi n’être arrêté que lors du sommet du 1er mai prochain, sans qu’il soit totalement exclu que la décision soit repoussée jusqu’au 1er juillet 1998, date de l’installation officielle de la BCE. Theo Waigel s’est contenté mardi de dire qu’il avait bon espoir de voir intervenir un compromis d’ici le 1er mai. La France a présenté la candidature de l’actuel gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, qui se trouve opposé au Néerlandais Wim Duisenberg, actuel président de l’Institut monétaire européen qui préfigure la future BCE. En position d’arbitre, Bonn se trouve placé dans une situation difficile, obligé de ménager les susceptibilités françaises et de tenir compte de la préférence d’une partie des pays de l’UE - et de plusieurs responsables allemands — pour la candidature de Wim Duisenberg. (Reuters)
Les ministres de l’Economie et des Finances français et allemand ont souligné mardi leur convergence de vues avant la dernière ligne droite menant à l’euro, évitant cependant soigneusement de trancher l’épineuse question de la présidence de la future Banque centrale européenne. Dominique Strauss-Kahn et Theo Waigel ont réaffirmé lors du Conseil économique et financier franco-allemand de Tours leur attachement au respect des critères de Maastricht et à la réduction des déficits publics. «Les efforts qui ont été faits en matière budgétaire ne sont pas terminés et nous devons, nous en sommes tout à fait d’accord, profiter de la période de croissance qui s’ouvre pour poursuivre ces efforts budgétaires et améliorer encore nos situations», a déclaré Dominique Strauss-Kahn lors de la conférence de presse...