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Actualités - Chronologie

Ivanov met en garde l'OTAN contre le franchissement de la ligne rouge

Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a mis l’OTAN en garde, jeudi, contre le franchissement de la «ligne rouge» que constituerait selon lui un élargissement de l’Alliance atlantique à des pays de l’ex-URSS. «Nous n’oublions pas que l’OTAN n’a pas changé ses objectifs fondamentaux, qui sont dirigés contre nous», a déclaré M. Ivanov dans une interview au quotidien barcelonais «La Vanguardi». «Nous disons qu’il y a une ligne rouge», qui «passe par la frontière de l’ex-Union Soviétique, en incluant les pays baltes. Si on en arrive là, nous devrons reconsidérer totalement nos relations avec l’Alliance atlantique, chose que nous ne souhaitons pas», a-t-il affirmé. «Nous avons accepté la décision de trois pays souverains de rejoindre l’OTAN, mais nous avons discuté de mesures pour que cela n’augmente pas le danger pour notre pays. La Russie a également le droit de penser à sa sécurité», a ajouté le ministre. M. Ivanov a également réitéré l’opposition de son pays à une intervention de l’OTAN au Kosovo sans mandat des Nations Unies. «La Russie ne veut pas qu’à cause d’un conflit local, par manque de patience et de volonté politique, quelqu’un se lance dans une aventure qui nous fera tous retourner aux temps de la guerre froide», a-t-il déclaré. «Je suis sûr que s’il y a une attaque militaire, nous pourrons dire adieu aux conversations sur la pacification du Kosovo, adieu à Dayton, nous retrouverons la tension en Bosnie, en Macédoine, en Albanie et dans toute la région», a dit le chef de la diplomatie russe. «Seul le Conseil de Sécurité de l’ONU peut autoriser l’usage de la force. Il n’y a pas d’autre autorité. Nous allons être très fermes sur ce point», a ajouté M. Ivanov, en rappelant que «deux guerres mondiales ont commencé au cours de ce siècle» dans les Balkans. (AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a mis l’OTAN en garde, jeudi, contre le franchissement de la «ligne rouge» que constituerait selon lui un élargissement de l’Alliance atlantique à des pays de l’ex-URSS. «Nous n’oublions pas que l’OTAN n’a pas changé ses objectifs fondamentaux, qui sont dirigés contre nous», a déclaré M. Ivanov dans une interview au quotidien barcelonais «La Vanguardi». «Nous disons qu’il y a une ligne rouge», qui «passe par la frontière de l’ex-Union Soviétique, en incluant les pays baltes. Si on en arrive là, nous devrons reconsidérer totalement nos relations avec l’Alliance atlantique, chose que nous ne souhaitons pas», a-t-il affirmé. «Nous avons accepté la décision de trois pays souverains de rejoindre l’OTAN, mais nous avons discuté de mesures...