Les assassins présumés de Lounès Matoub auraient été identifiés
le 09 octobre 1998 à 00h00
Les assassins présumés du chanteur berbère Lounès Matoub ont été identifiés par les services de sécurité et appartiennent au Groupe islamique armé (GIA), affirme le quotidien «El-Watan». Il s’agit de Nacer Bellaouèche, originaire d’un village proche de celui de Matoub, Kamel Zoubiri, Abdelhakim Chénaoui, Mouffok et Boudjenah, identifiés par un «repenti». Ces hommes font partie de l’organisation de Hassen Hattab, un ancien responsable du GIA qui vient de créer le «Groupe salafiste pour la prédication et le combat» (GSPC) agissant dans l’est du pays. Hattab avait revendiqué l’assassinat du chanteur. Matoub, chanteur très populaire, opposé aux islamistes et au pouvoir, a été assassiné le 25 juin dernier, sur la route menant à son village natal de Taourirt Moussa, en Kabylie (est). Il avait été enlevé en septembre 1995 par un commando du GIA et relâché après 15 jours de séquestration dans un maquis. Son épouse, Nadia, et ses deux belles-sœurs qui l’accompagnaient le jour de sa mort ont été blessées. Son assassinat a provoqué de violentes manifestations et des émeutes en Kabylie pendant plusieurs jours, faisant notamment trois morts et de nombreux blessés, selon un bilan officiel. Mme Matoub a confirmé la piste du GIA, mercredi lors d’une conférence de presse à Tizi ouzou, capitale de la Grande Kabylie. «Il n’y a pour nous aucun doute, mais la responsabilité du GIA ne dédouane en rien un pouvoir qui n’a pas voulu ou su protéger un homme sur lequel la menace islamiste pesait de façon évidente», a-t-elle estimé. Une stèle, érigée en hommage à l’artiste, doit être dévoilée vendredi dans son village où il a été inhumé. Les organisateurs ont symboliquement choisi le 10 octobre. Le 10 octobre 1988, Matoub avait été grièvement blessé par un gendarme en Kabylie lors de sanglantes émeutes qui avaient ravagé le pays et fait près de 200 morts. D’autre part, la presse s’est fait l’écho de plusieurs massacres, onze personnes ayant été assassinées et une autre blessée dans l’ouest algérien, lors de plusieurs attentats imputés aux islamistes armés. Sept personnes avaient notamment été assassinées dans la nuit de lundi à mardi à Tizi, une commune de la Wilaya (préfecture) de Mascara, alors que trois autres avaient été tuées et 61 blessées, lundi matin, dans l’explosion d’une bombe artisanale sur le marché de Ghris, également près de Mascara. L’ouest algérien est devenu depuis un an l’épicentre de la violence imputée aux groupes armés islamistes qui ont perdu en grande partie leurs bases de la Mitiddia, aux portes d’Alger, sous les coups répétés des forces de sécurité. (AFP)
Les assassins présumés du chanteur berbère Lounès Matoub ont été identifiés par les services de sécurité et appartiennent au Groupe islamique armé (GIA), affirme le quotidien «El-Watan». Il s’agit de Nacer Bellaouèche, originaire d’un village proche de celui de Matoub, Kamel Zoubiri, Abdelhakim Chénaoui, Mouffok et Boudjenah, identifiés par un «repenti». Ces hommes font partie de l’organisation de Hassen Hattab, un ancien responsable du GIA qui vient de créer le «Groupe salafiste pour la prédication et le combat» (GSPC) agissant dans l’est du pays. Hattab avait revendiqué l’assassinat du chanteur. Matoub, chanteur très populaire, opposé aux islamistes et au pouvoir, a été assassiné le 25 juin dernier, sur la route menant à son village natal de Taourirt Moussa, en Kabylie (est). Il avait été...
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