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Actualités - Chronologie

Rugby Fance : Nimes sans moyens chez les grands

Cinq matches, cinq défaites ! Le RC Nîmes n’a pas remporté la moindre rencontre depuis son retour parmi l’élite en début de saison. Dans le milieu professionnel, difficile de survivre sans moyens financiers conséquents. Le RC Nîmes a «profité» de l’élargissement de l’élite à vingt-quatre clubs et des problèmes financiers de Montpellier, relégué en fin de saison dernière, pour effectuer son retour parmi les grands. Deux mois après le début du Championnat, le bilan est éloquent. Hormis une bonne performance à Toulon, victorieux (22-21) lors de la première journée, le 22 août, le RC Nîmes accumule les revers sévères. Bourgoin (36-13), Narbonne (42-9), Biarritz (55-18) ou le Stade Français (69-10) ont franchi l’obstacle sans le moindre problème. «Nous n’avons pas fait le règlement, s’excuse Michel Bérard, l’un des deux entraîneurs. Notre position peut paraître absurde, mais nous essayons d’être le plus performant possible». Avant même le début de saison, les chances nîmoises semblaient minimes. La logique professionnelle est implacable: pas d’argent, pas de recrutement! Le club gardois s’appuie sur un budget de 12 MF, l’un des plus faibles de l’Elite 1, contre 30 MF pour les plus riches. Les dirigeants ont donc ciblé leur recrutement. Pas question de s’offrir des joueurs aguerris. Ils ont «pêché» quelques doublures et des joueurs de Nationale 1 (ex-groupe B). «Etre prêts le 13 mars» Certains clubs se disputent les internationaux, carnet de chèques à la main. A Nîmes, la démarche est différente. «Il nous fallait cinquante seniors pour former deux équipes. Nous en avions trente-cinq. Nous en avons trouvé quinze autres qui ont bien voulu venir. Certains ont du talent. Mais l’élite, c’est un autre monde», souligne Dominique Davanier, l’autre entraîneur. Loin de l’évolution engendrée par le professionnalisme, les Nîmois connaissent également des problèmes structurels. Seul le demi d’ouverture d’origine néo-zélandaise Ian Regan Sue se consacre exclusivement au rugby. Pendant que leurs adversaires du samedi se préparent, les autres joueurs travaillent. Les séances d’entraînement sont programmées en soirée. «Nous fonctionnons à l’ancienne, explique Dominique Davanier. Nous essayons simplement de faire en sorte que les joueurs soient semi-professionnels dans deux ans. Ils pourront ainsi consacrer la moitié de leur temps au rugby». En attendant, les Nîmois vont s’efforcer de bien figurer et, pourquoi pas, d’accrocher une victoire. Surtout, ils vont préparer la deuxième phase du Championnat, où ils joueront pour le maintien en Elite 1. «Je ne sais pas comment le moral des joueurs peut évoluer si nous encaissons de nombreuses grosses défaites», s’inquiète Michel Bérard. «Depuis que nous avons perdu deux fois à domicile, face à Bourgoin et Biarritz, nous avons réajusté nos objectifs et notre préparation physique. L’important, ce sera d’être prêts le 13 mars (date du début de la deuxième phase)», renchérit Dominique Davanier. Réaliste, le RC Nîmes fait coïncider moyens et ambitions...
Cinq matches, cinq défaites ! Le RC Nîmes n’a pas remporté la moindre rencontre depuis son retour parmi l’élite en début de saison. Dans le milieu professionnel, difficile de survivre sans moyens financiers conséquents. Le RC Nîmes a «profité» de l’élargissement de l’élite à vingt-quatre clubs et des problèmes financiers de Montpellier, relégué en fin de saison dernière, pour effectuer son retour parmi les grands. Deux mois après le début du Championnat, le bilan est éloquent. Hormis une bonne performance à Toulon, victorieux (22-21) lors de la première journée, le 22 août, le RC Nîmes accumule les revers sévères. Bourgoin (36-13), Narbonne (42-9), Biarritz (55-18) ou le Stade Français (69-10) ont franchi l’obstacle sans le moindre problème. «Nous n’avons pas fait le règlement, s’excuse Michel...