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Actualités - Chronologie

Aden mise sur son port pour retrouver sa gloire perdue

Aden, plaque tournante de la navigation sous la domination britannique, mise sur un ambitieux projet de terminal de conteneurs et sur la marine américaine pour retrouver sa gloire perdue. Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, «est dans une mauvaise situation, mais une mauvaise situation avec un avenir. Et l’avenir, c’est Aden», estime un diplomate occidental. Pour lui, ce port du sud du Yémen sera dans vingt ans «un autre Dubaï» (Emirats arabes unis) dont les ports occupent le premier rang régional pour le transit de conteneurs. Le vent a tourné en 1967 contre Aden, qui s’enorgueillit d’avoir l’un des meilleurs ports naturels du monde, à mi-chemin entre l’Europe et l’Extrême-Orient. Cette année-là a vu la fermeture du canal de Suez avec la guerre israélo-arabe, la fin de la présence britannique et la prise du pouvoir par les communistes qui ont gouverné le sud du pays jusqu’à son unification avec le nord en 1990. Une guerre civile qui a ravagé le pays en 1994, se soldant par la défaite des sudistes, a accentué le déclin d’Aden. Mais aujourd’hui, la construction du terminal de conteneurs va bon train. Il doit être opérationnel le 17 mars, avec un retard de 50 jours sur la date prévue. Plus de la moitié du quai, d’un longueur de 700 mètres, est achevée. Fin mai, à la fin de la première phase, le port pourra accueillir 500.000 conteneurs de 20 pieds par an, la plupart destinés au transit vers un autre pays. Son expansion ultérieure dépendra des résultats de la première phase. Le projet, d’un coût de 187 millions de dollars, est exécuté par Yeminvest, un joint-venture entre l’autorité du port de Singapour et le groupe séoudien Bin Mahfouz, appartenant à une famille d’origine yéménite. Le lancement en mars 1996 du chantier, confié en sous-traitance à la firme sud-coréenne Hyundai, a permis la création d’emplois pour un millier de travailleurs yéménites et 140 administrateurs et consultants étrangers. Corruption Dans le même temps, selon un diplomate, les Etats-Unis envisagent d’utiliser Aden comme un port de ravitaillement pour leur cinquième flotte, qui a recommencé à faire escale dans le port après 30 ans d’absence. Mais les entrepreneurs étrangers expriment des craintes devant la corruption, généralisée au Yémen, et indiquent qu’un projet de zone franche attenant au port a été relenti afin d’attendre la mise en service du port de conteneurs. «Il faut aller pas à pas. Nous n’avons pas assez d’argent pour aller plus vite», explique Derhem Naaman, un colonel à la retraite qui dirige l’autorité de la zone franche d’Aden, à la recherche d’investissements étrangers.(AFP)
Aden, plaque tournante de la navigation sous la domination britannique, mise sur un ambitieux projet de terminal de conteneurs et sur la marine américaine pour retrouver sa gloire perdue. Le Yémen, un des pays les plus pauvres du monde, «est dans une mauvaise situation, mais une mauvaise situation avec un avenir. Et l’avenir, c’est Aden», estime un diplomate occidental. Pour lui, ce port du sud du Yémen sera dans vingt ans «un autre Dubaï» (Emirats arabes unis) dont les ports occupent le premier rang régional pour le transit de conteneurs. Le vent a tourné en 1967 contre Aden, qui s’enorgueillit d’avoir l’un des meilleurs ports naturels du monde, à mi-chemin entre l’Europe et l’Extrême-Orient. Cette année-là a vu la fermeture du canal de Suez avec la guerre israélo-arabe, la fin de la présence britannique et...