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Actualités - Chronologie

Euro : naissance dans des conditions propices

La situation économique à l’intérieur de la zone euro est propice à la naissance de la monnaie unique, même si quelques points faibles subsistent, estime le FMI. «Les conditions intérieures sont propices à la naissance de l’euro en 1999», grâce à un renforcement de la croissance, à des améliorations sur le marché du travail et une inflation quasi maîtrisée, écrit le FMI. Une vision originale, la majorité des experts ayant tendance à mettre en exergue le danger que représente, pour la santé économique des onze pays fondateurs de la monnaie unique, la nette dégradation de l’environnement international. «Il y a des signes encourageants que la reprise économique a gagné en envergure et en force» dans les principaux pays de l’Union européenne «en dépit des effets négatifs de la crise asiatique», estiment les économistes du FMI, citant la consommation des ménages et une progression des investissements, qui deviennent le moteur de la croissance en lieu et place des exportations. «C’est particulièrement le cas en France et, bien que dans une moindre mesure, en Allemagne», souligne le rapport. «Ce renforcement de la demande interne est particulièrement bienvenu, à un moment où deux importants partenaires commerciaux, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, devraient expérimenter un ralentissement, où l’Asie est entrée dans une récession qui pourrait se prolonger l’année prochaine, et où la croissance dans d’autres pays émergents devrait se ralentir fortement», ajoutent les experts du FMI. Le Produit intérieur brut dans la zone euro devrait augmenter de 3% cette année, soit 0,1 point de plus que ce que le FMI prévoyait encore en mai 1998. En revanche, le Fonds a abaissé de 0,2 point à 2,8% sa prévision pour 1999. Une baisse des taux d’intérêt à long terme, grâce à l’arrivée de capitaux venus chercher refuge dans une Europe apparaissant comme un havre de sécurité, et une politique budgétaire plus laxiste, ont également facilité la reprise, selon le Fonds. Il y a eu «un choix quasi généralisé en faveur de politiques budgétaires plus accommodantes, après les efforts faits en 1997», l’année de la sélection pour la participation à la première vague de l’euro, a-t-il souligné. Le FMI, comme la Banque centrale européenne (BCE) ou la Commission de Bruxelles, insistent pour que les pays fondateurs de la monnaie unique arrivent à l’équilibre budgétaire, voire l’excédent, dans un délai raisonnable. Le Fonds estime que le plus grand défi réside dans une réforme en profondeur des marchés du travail. Il cloue une nouvelle fois au pilori «des coûts du travail et des allocations chômage dissuasifs pour la recherche d’un travail, qui ont gêné la création d’emploi». Malgré des efforts, «les réformes du marché du travail (une plus grande flexibilité) sont restées inadaptées dans la majeure partie de l’Europe», affirme le FMI. «Avec le renforcement de l’activité, il est plus que temps de mener des réformes audacieuses qui s’attaquent au talon d’Achille» de l’Union économique et monétaire (UEM), selon le Fonds. Pour l’ensemble de la zone euro, le FMI prévoit un taux de chômage de 11,8% cette année et de 11,3% l’année prochaine. Le FMI souligne également les dangers et les bénéfices inhérents à l’unification des taux d’intérêt dans la zone au 1er janvier 1999. Les pays à forte croissance risquent de voir déraper l’inflation, parce qu’ils vont devoir baisser fortement leurs taux pour s’aligner sur les plus performants, l’Allemagne et la France. «Les conséquences peuvent être sérieuses en Europe en raison de la relative rigidité des marchés du travail, de la faible mobilité des travailleurs, et des restrictions de transferts de fonds entre Etats membres», souligne le Fonds. D’un autre côté, «l’absence d’inflation, dans la zone en général, donne une marge de manœuvre (à la BCE) pour assouplir la politique monétaire si la dégradation de l’environnement extérieur l’exigeait», estime le FMI. (AFP)
La situation économique à l’intérieur de la zone euro est propice à la naissance de la monnaie unique, même si quelques points faibles subsistent, estime le FMI. «Les conditions intérieures sont propices à la naissance de l’euro en 1999», grâce à un renforcement de la croissance, à des améliorations sur le marché du travail et une inflation quasi maîtrisée, écrit le FMI. Une vision originale, la majorité des experts ayant tendance à mettre en exergue le danger que représente, pour la santé économique des onze pays fondateurs de la monnaie unique, la nette dégradation de l’environnement international. «Il y a des signes encourageants que la reprise économique a gagné en envergure et en force» dans les principaux pays de l’Union européenne «en dépit des effets négatifs de la crise asiatique»,...