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Actualités - Chronologie

Une délégation agro-industrielle des Pays-Bas attendue au Liban

La coopération entre le Liban et les Pays-Bas ne cesse de croître dans bien des domaines; particulièrement dans les secteurs vitaux de l’économie d’après guerre tels l’agriculture et l’environnement. Il faut en effet rappeler que dès 1995, une importante collaboration bilatérale s’est imposée dans le domaine de l’horticulture. Par ailleurs, le dernier contrat passé entre «SOLIDERE» et la Sté hollandaise «DUOS» pour le traitement du dépotoir du «Normandy» a dégagé une solution au délicat problème des amoncellements d’ordures au centre-ville. Ainsi, les Pays-Bas comptent parmi les premiers fournisseurs du Liban et l’importance des échanges se situe surtout au niveau de techniques spécifiques de pointe. L’ensemble de la balance commerciale qui était de 90 millions de dollars en 1996 est passé à 131 millions, depuis l’arrivée du nouvel ambassadeur, Ronald Mollinger. Pour autant, M. Tarak Ouerghi, attaché commercial de l’ambassade, nous précise que «le seul secteur de l’horticulture représente environ 5 millions de dollars d’échanges entre les deux pays, mais avec l’augmentation du taux des taxes douanières qui atteint 77%, l’avenir de notre collaboration dans ce domaine est incertain. La protection de l’agriculture libanaise est peut-être une bonne chose dans la mesure où elle touche des produits du terroir; mais concernant les fleurs, le Liban en produit durant deux mois uniquement; alors pourquoi pénaliser les importations durant les autres mois de l’année?» En outre, tous les domaines d’importation paraissent attaqués; les importations de vaches sont moins aisées et la suppression des licences pour l’importation de semences de pomme de terre, sans contrepartie réelle de contrôle de qualité, risque de nuire à l’agriculture libanaise qui importait jusque-là 90% des plants de pomme de terre de la Hollande, soit quelque 10.000 tonnes par an. La spécialité même des Pays-Bas en la matière garantissait, autrefois, un bon état sanitaire des semences, nécessaire pour de bonnes récoltes, et la mise à l’écart des principales maladies de cette plante. Dans d’autres secteurs tels l’agro-alimentaire ou les produits de grande consommation, les Pays-Bas sont aussi présents au Liban, à travers, notamment, l’implantation de la multinationale «UNILEVER» qui a souhaité installer son siège régional au Liban, depuis peu. Interrogé par «L’Orient Le Jour», M. Mollinger souligne: «Nous souhaitons nous investir dans la reconstruction du Liban, à travers un soutien et une collaboration bilatérale, dans des domaines qui nécessitent une technique particulière liée à l’agriculture, mais aussi aux technologies de l’agro-industrie qui devraient donner à l’économie libanaise une valeur ajoutée certaine, a fortiori, dans le cadre de l’abaissement rapide des droits de douane entre les pays de la région». Pour ce faire et accélérer cette coopération, une délégation d’une vingtaine de représentants de l’agro-industrie sera présente au Liban les 26 et 27 mars 1998. Ce groupe sera composé de firmes d’intrants agricoles, mais aussi de sociétés de cuisine centrales industrielles, usines de traitement et d’emballage des produits consommables pour l’exportation et des opérateurs dans le domaine de la pêche maritime. Plusieurs réunions à travers le Liban et notamment au siège de la CCIAB sont organisées dans un but précis qui réside dans l’apport de techniques spécifiques face aux divers problèmes rencontrés par les agriculteurs et les industriels libanais dans les domaines précités. L’importance de la présence mondiale des produits des Pays-Bas atteste certainement de la compétitivité des entreprises hollandaises, mais surtout de l’avancée de leurs lignes de production face à la normalisation internationale. En cela, l’apport technique de cette délégation est intéressant, au-delà de l’esprit commun aux deux pays: le commerce. Dans ce type de rapports, des mesures protectionnistes n’iraient-elles pas à l’encontre même du développement du Liban, contraint, pour survivre, à s’intégrer à l’ensemble de la communauté internationale des affaires? Gérard DE HAUTEVILLE
La coopération entre le Liban et les Pays-Bas ne cesse de croître dans bien des domaines; particulièrement dans les secteurs vitaux de l’économie d’après guerre tels l’agriculture et l’environnement. Il faut en effet rappeler que dès 1995, une importante collaboration bilatérale s’est imposée dans le domaine de l’horticulture. Par ailleurs, le dernier contrat passé entre «SOLIDERE» et la Sté hollandaise «DUOS» pour le traitement du dépotoir du «Normandy» a dégagé une solution au délicat problème des amoncellements d’ordures au centre-ville. Ainsi, les Pays-Bas comptent parmi les premiers fournisseurs du Liban et l’importance des échanges se situe surtout au niveau de techniques spécifiques de pointe. L’ensemble de la balance commerciale qui était de 90 millions de dollars en 1996 est passé à...