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Actualités - Chronologie

Présidentielle On reparle de prorogation

De jour en jour, il se confirme que rien n’est encore joué au sujet de la présidentielle et que toutes les éventualités demeurent ouvertes sur ce plan. L’un des cas de figure qui semblait avoir été totalement écarté ces derniers jours mais dont il est à nouveau question dans les milieux politiques est une nouvelle prorogation du mandat du président Elias Hraoui. A sa sortie hier soir du palais de Baabda où il venait de conférer avec le chef de l’Etat, le député de Beyrouth et président de l’Association des Makassed, M. Tammam Salam, devait confirmer ce climat entourant la présidentielle, affirmant, en réponse aux questions des journalistes, que «toutes les options restent possibles» et que rien n’a été décidé concernant un éventuel amendement de l’article 49 de la Constitution. «La situation est très délicate, plus particulièrement au niveau régional, a notamment déclaré M. Salam. Toutes les parties se doivent de réfléchir sérieusement à la question, tant en ce qui concerne la prorogation, l’élection (d’un nouveau président de la République) ou l’amendement constitutionnel». Retour donc à la case départ. Ou presque. Selon diverses sources, toutes concordantes, le déblocage au niveau de la présidentielle pourrait ne pas poindre à l’horizon avant une quinzaine de jours. Mardi, le chef du Législatif Nabih Berry avait laissé entrevoir une telle éventualité en soulignant que la question ne serait tranchée que dans «quinze ou vingt jours». Dans certains milieux politiques locaux, on se perd en conjectures sur les raisons d’un tel louvoiement. D’aucuns affirment, notamment, que les «décideurs» souhaitent prendre leur temps afin de pouvoir sonder le point de vue du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir. L’un des critères auquel devrait répondre le prochain président de la République est, en effet, d’être représentatif des chrétiens et de leurs aspirations. Si les décideurs cherchent réellement à répondre à un tel critère, il est naturel que Bkerké soit consulté au sujet du choix du futur chef de l’Etat. Autre facteur qui expliquerait cette temporisation perceptible au niveau de la présidentielle: les développements régionaux. Les contacts entrepris ces derniers jours à Washington et New York par le Premier ministre Rafic Hariri et le chef de la diplomatie syrienne Farouk el-Chareh avec les hauts responsables américains, dont notamment le secrétaire d’Etat, Mme Madeleine Albright, ont clairement mis en évidence le fait que l’Administration US s’apprête à effectuer durant la première quinzaine d’octobre un véritable forcing diplomatique pour obtenir une percée au niveau du volet israélo-palestinien du processus de paix. Mme Albright est attendue à cette fin dans la région vers le 6 octobre. Et un sommet américano-israélo-palestinien pourrait avoir lieu vers la mi-octobre afin de couronner les efforts de Washington. Ces développements régionaux pourraient être jugés suffisamment importants pour justifier l’extrême prudence qui entoure l’échéance présidentielle. Cela explique le fait que les sources du président Hraoui ont tenu à souligner hier que le Conseil des ministres qui se tiendra aujourd’hui au palais de Baabda n’abordera nullement le problème de l’amendement constitutionnel ni celui de l’ouverture d’une session extraordinaire de la Chambre (devant paver la voie à l’amendement en question). Et comme pour couper court à toute spéculation concernant la présidentielle, les milieux proches de Baabda ont pris soin d’ôter toute signification politique à la rencontre qui a groupé hier au palais présidentiel, autour de M. Hraoui, une délégation militaire syrienne de haut rang et le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Emile Lahoud.
De jour en jour, il se confirme que rien n’est encore joué au sujet de la présidentielle et que toutes les éventualités demeurent ouvertes sur ce plan. L’un des cas de figure qui semblait avoir été totalement écarté ces derniers jours mais dont il est à nouveau question dans les milieux politiques est une nouvelle prorogation du mandat du président Elias Hraoui. A sa sortie hier soir du palais de Baabda où il venait de conférer avec le chef de l’Etat, le député de Beyrouth et président de l’Association des Makassed, M. Tammam Salam, devait confirmer ce climat entourant la présidentielle, affirmant, en réponse aux questions des journalistes, que «toutes les options restent possibles» et que rien n’a été décidé concernant un éventuel amendement de l’article 49 de la Constitution. «La situation est très...