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Actualités - Chronologie

Les personnalités féministes à la rescousse

Plusieurs personnalités du mouvement féministe aux Etats-Unis ont appelé à prendre la défense de Bill Clinton, estimant que certains des accusateurs du président américain dans l’affaire Monica Lewinsky sont «les pires ennemis des droits de la femme». «Nous sommes témoins d’une campagne sans répit, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement, pour chasser le président Clinton de ses fonctions. Cela déstabilise notre pays et notre démocratie», soulignent dans une déclaration commune Betty Friedan, l’une des principales personnalités du mouvement féministe américain, et Patricia Ireland, la présidente de l’Organisation nationale des femmes (NOW). «Et certains de ceux qui dirigent l’accusation contre Bill Clinton figurent parmi les pires ennemis des droits de la femme. Les adversaires du président ont un calendrier politique qui causera du tort aux femmes bien après la disparition du scandale Lewinsky du devant de l’actualité», poursuit la déclaration, signée aussi par Dorothy Height, présidente du Conseil national des femmes noires, ou Sheila Coates, présidente des Femmes noires unies pour l’action. Les signataires estiment notamment que le Congrès américain, dominé par Newt Gingrich, le «speaker» républicain de la Chambre des représentants, a été «un véritable désastre pour les femmes». Elles lui reprochent en particulier les initiatives visant à réduire le droit à l’avortement ou les fonds destinés au planning familial. «Si le dégoût pour la crise actuelle déprime le vote féminin en novembre, nous verrons une majorité au Congrès, opposée aux droits des femmes, faire reculer les acquis des femmes obtenus depuis trente ans», souligne aussi la déclaration commune. «En colère» contre Bill Clinton Tout en soulignant que les femmes «sont en colère» contre Bill Clinton et ne lui «pardonnent pas son attitude», les signataires considèrent que la conduite du président américain dans l’affaire Monica Lewinsky ne constitue pas un motif suffisant pour engager une procédure de destitution. «Nous sommes convaincues que les ultra-conservateurs ne s’arrêteront pas en évinçant M. Clinton de ses fonctions. Déjà Al Gore (le vice-président américain) est visé», ajoute la déclaration. Faisant allusion, enfin, à la publication du rapport Kenneth Starr et au grand déballage de ces derniers jours autour de l’affaire Lewinsky, les signataires ont appelé enfin le Congrès à «mettre un terme à ce voyeurisme hypocrite».
Plusieurs personnalités du mouvement féministe aux Etats-Unis ont appelé à prendre la défense de Bill Clinton, estimant que certains des accusateurs du président américain dans l’affaire Monica Lewinsky sont «les pires ennemis des droits de la femme». «Nous sommes témoins d’une campagne sans répit, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement, pour chasser le président Clinton de ses fonctions. Cela déstabilise notre pays et notre démocratie», soulignent dans une déclaration commune Betty Friedan, l’une des principales personnalités du mouvement féministe américain, et Patricia Ireland, la présidente de l’Organisation nationale des femmes (NOW). «Et certains de ceux qui dirigent l’accusation contre Bill Clinton figurent parmi les pires ennemis des droits de la femme. Les...