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Actualités - Chronologie

Quatre dissidents cubains accusés de rébellion

Quatre dissidents cubains, détenus depuis plus d’un an, ont été accusés de rébellion et risquent des peines de un à huit ans de prison, a annoncé jeudi l’épouse de l’un d’eux à La Havane. Magalys de Armas, épouse de Vladimiro Roca, a précisé qu’elle a été informée le jour même des chefs d’inculpation retenus contre son mari et ses trois compagnons du Groupe de Travail de la Dissidence interne (illégal) par les avocats de la défense. Elle a cependant ajouté que la date du procès n’avait pas été décidée. Auparavant, selon Mme de Armas, l’accusation réclamait des peines de six ans contre Roca, fils d’un des fondateurs du Parti communiste cubain (PCC, au pouvoir) et considéré comme le leader du groupe, et cinq ans contre Martha Beatriz Roque, Félix Bonne y René Gomez Manzano. Les quatre opposants avaient été arrêtés le 17 juillet 1997 après avoir publié un pamphlet critiquant le régime cubain. Selon le dernier bilan publié le 7 juillet dernier par la CCDHRN, 381 personnes sont détenues pour des motifs politiques à Cuba. Une centaine de prisonniers de conscience ont été libérés à la suite d’une requête présentée par le pape Jean Paul II au cours de sa visite dans l’île communiste en janvier dernier. La mise en accusation formelle du «Groupe des 4», comme l’appellent diplomates et journalistes occidentaux à La Havane, coïncide avec un récent durcissement de l’attitude des autorités cubaines vis-à-vis de l’opposition. La pression exercée sur la dissidence par les organes de police et de sécurité de l’Etat s’était quelque peu relâchée durant les mois qui ont suivi la visite du pape, de l’avis des milieux dissidents de La Havane. «Diffusion de fausses nouvelles» Cependant, au moins 13 dissidents ont été arrêtés au début du mois de septembre, dans le cadre de la plus importante rafle de ce type depuis la visite papale. Ces opposants avaient été relâchés après 12 à 48 heures de garde à vue sans qu’aucune charge eût été retenue contre eux. Ils ont indiqué avoir été interrogés exclusivement sur leur participation à une petite manifestation anti-castriste à l’issue d’un procès contre un dissident, ainsi que sur la procession religieuse à La Havane en l’honneur de la «patronne» de Cuba, la Vierge de la Charité du Cuivre. Le 28 août dernier, une vingtaine de personnes avaient scandé dans la rue des slogans anti-castristes en avançant de quelques dizaines de mètres en cortège dans la rue devant le tribunal provincial de La Havane où Reynaldo Alfaro Garcia venait d’être condamné à trois ans de prison pour «diffusion de fausses nouvelles». Par ailleurs, le 8 septembre dernier, plus de 20 opposants au régime, réunis au domicile de l’un d’eux au centre de La Havane, avaient été retenus plusieurs heures par la police pour les empêcher de suivre la procession menée par le cardinal-archevêque de La Havane, Jaime Ortega, en l’honneur de la Vierge.
Quatre dissidents cubains, détenus depuis plus d’un an, ont été accusés de rébellion et risquent des peines de un à huit ans de prison, a annoncé jeudi l’épouse de l’un d’eux à La Havane. Magalys de Armas, épouse de Vladimiro Roca, a précisé qu’elle a été informée le jour même des chefs d’inculpation retenus contre son mari et ses trois compagnons du Groupe de Travail de la Dissidence interne (illégal) par les avocats de la défense. Elle a cependant ajouté que la date du procès n’avait pas été décidée. Auparavant, selon Mme de Armas, l’accusation réclamait des peines de six ans contre Roca, fils d’un des fondateurs du Parti communiste cubain (PCC, au pouvoir) et considéré comme le leader du groupe, et cinq ans contre Martha Beatriz Roque, Félix Bonne y René Gomez Manzano. Les...