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Actualités - Chronologie

Le combat inégal d'un fermier palestinien contre la colonisation

Tout au long de sa vie le fermier Yussef Mansour n’a eu pour seule source de revenu que les fruits de son verger et les bêtes de son troupeau . C’est peu, mais il y tient. Or à 63 ans cette existence est menacée par l’inexorable expansion des colonies de peuplement juives qui enserrent la paisible vallée du Wadi Kana dans le nord ouest de la Cisjordanie. Beaucoup de ses voisins palestiniens ont cédé à la pression et sont partis vivre ailleurs. Mais Mansour et ses 25 enfants et petits-enfants s’accrochent à leur lopin de terre. Il n’a aucune intention d’abandonner ses moutons et ses chevaux, ses orangers et ses citronniers. Pourtant, il est encerclé. Sur les sommets avoisinants il y a déjà dix mille colons juifs, installés dans des villas ou des immeubles des implantations de Yakir, Emmanuel, Nofim, et Karnei Shomron . Des routes nouvelles relient ces agglomérations hérissées de pylônes électriques et dont les habitants disposent du confort de la vie moderne. Les Mansour, qui continuent eux à vivre en été dans des cabanes et en hiver dans des conteneurs métalliques, ressentent cruellement le contraste. D’autant qu’à deux reprises l’armée israélienne a détruit la maison en dur que les Mansour tentaient d’ériger. Motif invoqué: ils n’avaient pas de permis de construire, donnés au compte-gouttes aux Palestiniens . Mais les autorités militaires n’ont rien fait pour empêcher que les égouts des implantations ne se déversent dans les champs des Palestiniens. Tout récemment, l’armée, à la requête des colons, a encore demandé à Yussuf Mansour d’enlever un conteneur. Dans cette bataille inégale, les Mansour ont remporté un petit succès symbolique: ils ont été enregistrés comme résidents sur leurs terres lors d’un recensement palestinien. M. Mafiz Mansour, le maire de Deir Astiya, qui avec ses 3.000 habitants est le plus gros village de la vallée, considère que ce point pourrait servir aux négociateurs palestiniens face à Israël dans les discussions sur le statut des terres. Selon lui le harcèlement de Yussef Mansour s’inscrit dans une campagne systématique destinée à chasser les fermiers palestiniens de leurs terres. Le père du maire affirme même qu’un officier israélien l’avait menacé six ans auparavant de son arme s’il continuait à cultiver sa terre. Les Mansour ont bien songé à acquérir un autre terrain, mais il se trouve près d’une colonie de peuplement. Il y a peu de chances que les autorités occupantes israéliennes permettent aux Mansour de le cultiver. Depuis l’occupation de la Cisjordanie en 1967 , Israël a installé près de 170.000 colons dans 140 implantations. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a encore donné en septembre une nouvelle impulsion à la colonisation juive en Cisjordanie. M. Netanyahu a encouragé les colons de la petite implantation d’Izhar, un bastion des extrémistes juifs près de Naplouse en Cisjordanie, à construire 600 nouveaux logements, ce qui est susceptible de multiplier par dix la population de la colonie.
Tout au long de sa vie le fermier Yussef Mansour n’a eu pour seule source de revenu que les fruits de son verger et les bêtes de son troupeau . C’est peu, mais il y tient. Or à 63 ans cette existence est menacée par l’inexorable expansion des colonies de peuplement juives qui enserrent la paisible vallée du Wadi Kana dans le nord ouest de la Cisjordanie. Beaucoup de ses voisins palestiniens ont cédé à la pression et sont partis vivre ailleurs. Mais Mansour et ses 25 enfants et petits-enfants s’accrochent à leur lopin de terre. Il n’a aucune intention d’abandonner ses moutons et ses chevaux, ses orangers et ses citronniers. Pourtant, il est encerclé. Sur les sommets avoisinants il y a déjà dix mille colons juifs, installés dans des villas ou des immeubles des implantations de Yakir, Emmanuel, Nofim, et Karnei...