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Actualités - Chronologie

Londres va supprimer la quarantaine pour les animaux

Le gouvernement britannique a annoncé qu’il allait supprimer son système draconien, et très décrié, de quarantaine pour les animaux domestiques dûment vaccinés et provenant de zones épargnées par la rage, l’Union européenne pour l’essentiel. Mais, les propriétaires de bêtes entrant au Royaume-Uni vont devoir patienter encore avant d’éviter à leurs chats et chiens le chenil pendant six mois. L’application concrète de la réforme de cette législation vieille de près d’un siècle pourrait prendre encore trois années. «Les cas de rage chez les animaux domestiques sont pratiquement non existants en Europe de l’Ouest», a expliqué le secrétaire d’Etat à l’Agriculture Nick Brown. Les chiens et chats entrant au Royaume-Uni devront à l’avenir porter une puce électronique insérée sous la peau attestant qu’ils ont été vaccinés. La puce serait «scannée» par les douaniers dans les aéroports, les ports et aux frontières. Les animaux devront également avoir été examinés par un vétérinaire dans les 24 heures précédant leur entrée en Grande-Bretagne et traités contre les poux. «L’idée est que tous les animaux fassent l’objet de vérifications. S’ils passent l’examen, ils pourraient entrer sans devoir aller en quarantaine», a dit M. Brown. Dans un premier temps, seuls les pays d’Europe de l’Ouest, considérés comme sûrs, profiteront de l’assouplissement. Des mesures strictes seront maintenues pour les animaux venant de zones «à haut risque», notamment l’Europe de l’Est, les Etats-Unis, l’Amérique du Sud, le continent africain et l’Extrême-Orient, même si le ministère de l’Agriculture a promis «d’examiner» régulièrement la situation de ces pays. Décidée en 1901, la législation actuelle impose à tous les animaux entrant sur le sol britannique de passer six mois séparés de leurs maîtres, parqués dans des chenils pas toujours en très bon état, le temps de s’assurer qu’ils n’ont pas la rage. Les maîtres n’ont le droit de voir leurs compagnons qu’une fois par semaine et doivent débourser 1.500 livres (2.330 dollars) pour un chien et 1.300 livres (2.000 dollars) pour un chat. La loi a permis d’éradiquer totalement la maladie sur les îles britanniques — aucun cas n’a été signalé depuis 1969 — mais elle a été de plus en plus décriée ces dernières années au Royaume-Uni même. Des diplomates (dont le dernier gouverneur britannique de Hong-Kong Chris Patten) et des militaires ont récemment renforcé les rangs des associations de défense des animaux pour dénoncer un système «cruel» qui empêche nombre de Britanniques d’emmener chiens et chats en vacances à l’étranger. En 1996, le pays s’était aussi ému de la mort de chiens appartenant à un diplomate danois en poste à Londres et à un ancien général britannique, qui n’avaient pas résisté au «stress carcéral» des chenils. La Société royale pour la protection des animaux s’est félicitée du nouveau système imaginé par le gouvernement qui sera «plus efficace et plus humain». Mais les partisans du maintien du cordon sanitaire n’ont pas pour autant désarmé. «Si cela marche aussi bien que pour le contrôle de nos passeports, (la protection) risque d’être très faible», a mis en garde le président de l’organisation professionnelle des vétérinaires, Ted Chandler. «Passer un coup de scanner au milieu d’une longue file d’attente de gens arrivant dans le pays, ce n’est pas du tout une vérification», a-t-il ajouté. (AFP)
Le gouvernement britannique a annoncé qu’il allait supprimer son système draconien, et très décrié, de quarantaine pour les animaux domestiques dûment vaccinés et provenant de zones épargnées par la rage, l’Union européenne pour l’essentiel. Mais, les propriétaires de bêtes entrant au Royaume-Uni vont devoir patienter encore avant d’éviter à leurs chats et chiens le chenil pendant six mois. L’application concrète de la réforme de cette législation vieille de près d’un siècle pourrait prendre encore trois années. «Les cas de rage chez les animaux domestiques sont pratiquement non existants en Europe de l’Ouest», a expliqué le secrétaire d’Etat à l’Agriculture Nick Brown. Les chiens et chats entrant au Royaume-Uni devront à l’avenir porter une puce électronique insérée sous la peau...