Renouvellement d'une institution clé du régime iranien
le 30 septembre 1998 à 00h00
Au total, 149 candidatures ont été retenues pour l’élection, le 23 octobre au suffrage universel, de l’Assemblée des experts, une institution-clé du régime islamique iranien, a annoncé, mardi, le ministère de l’Intérieur. Au départ, 396 candidats, pour la plupart des membres du clergé chiite, étaient postulants pour les 86 sièges de cette institution chargée de désigner, et le cas échéant révoquer, le Guide de la république islamique, le numéro un du régime. Les candidatures de 247 personnes, dont de nombreux proches du président Mohammad Khatami, ont été rejetées par le Conseil de surveillance de la Constitution iranienne. L’Assemblée des experts, dominée actuellement par les religieux conservateurs spécialistes de la jurisprudence islamique, est élue au suffrage universel pour huit ans. Les proches du chef de l’Etat s’étaient prononcés en faveur de l’ouverture aux femmes et aux laïcs de cette institution qui est contrôlée par le clergé chiite. Le ministère de l’Intérieur n’a pas révélé si des candidatures de laïcs et de femmes avaient été retenues. Pour la première fois depuis la création de cette assemblée, 46 non-religieux, dont neuf femmes, avaient déposé des dossiers pour être autorisés à se présenter. Le Conseil de surveillance de la Constitution, qui a pour charge de vérifier la conformité des lois à l’islam et à la Constitution ainsi que d’examiner l’éligibilité des candidats aux élections en Iran, est régulièrement accusé par la gauche et les modérés iraniens de barrer la route aux candidatures qui gênent les conservateurs. Les «experts» veillent à la primauté constitutionnelle du principe du «Vélayat-é-Faghih» (l’autorité politique d’un chef religieux), instauré par l’ayatollah Khomeiny, père de la révolution islamique de 1979. Cette élection capitale est depuis plusieurs semaines au centre de vives discussions dans les milieux politiques iraniens divisés entre conservateurs partisans inconditionnels du Guide, l’ayatollah Ali Khamenei, et la gauche radicale et les modéré regroupés derrière le président Khatami. En octobre 1990, le renouvellement de cette Assemblée avait donné lieu à une formidable épreuve de force entre la faction radicale et les conservateurs. Le Conseil de surveillance avait à l’époque éliminé de nombreuses candidatures de la gauche radicale islamique, dont celle de M. Khatami, issu de cette mouvance. (AFP)
Au total, 149 candidatures ont été retenues pour l’élection, le 23 octobre au suffrage universel, de l’Assemblée des experts, une institution-clé du régime islamique iranien, a annoncé, mardi, le ministère de l’Intérieur. Au départ, 396 candidats, pour la plupart des membres du clergé chiite, étaient postulants pour les 86 sièges de cette institution chargée de désigner, et le cas échéant révoquer, le Guide de la république islamique, le numéro un du régime. Les candidatures de 247 personnes, dont de nombreux proches du président Mohammad Khatami, ont été rejetées par le Conseil de surveillance de la Constitution iranienne. L’Assemblée des experts, dominée actuellement par les religieux conservateurs spécialistes de la jurisprudence islamique, est élue au suffrage universel pour huit ans. Les proches...
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