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Actualités - Chronologie

L'Iran exclut le dialogue avec les USA avant l'abandon des sanctions

Téhéran a exclu tout dialogue politique avec les Etats-Unis tant que Washington n’aura pas exprimé concrètement la volonté de mettre fin à sa politique d’isolement de l’Iran. «Il n’y a aucun fondement à des négociations politiques tant que la politique (américaine) continue», a dit le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, lors d’un discours à New York. Il a ajouté que «l’approche de la République islamique d’Iran vis-à-vis des Etats-Unis sera fonction des changements du comportement américain vis-à-vis de l’Iran». M. Kharazi a reconnu un «changement de ton» du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, pour ajouter aussitôt qu’«un changement de ton, en lui même, n’indique pas un engagement à des modifications politiques profondes». Le 17 juillet, au siège de la Asia Society où s’exprimait M. Kharazi lundi soir, Mme Albright avait fait un geste en direction de l’Iran en proposant une normalisation des relations avec Téhéran, pour la première fois depuis la rupture entre les deux pays il y a 18 ans. Reconnaissant les changements intervenus en Iran depuis l’élection en mai 1997 du président modéré Mohammad Khatami, elle avait estimé que les deux pays devaient chercher des moyens de retrouver une confiance mutuelle. «Si un tel processus peut être entamé et maintenu d’une manière qui réponde aux préoccupations des deux parties, alors, aux Etats-Unis, nous pouvons voir la perspective de relations très différentes», avait-elle déclaré. «Bien que le secrétaire d’Etat Albright ait reconnu l’importance du rôle de la République islamique pour la stabilité et la sécurité de la région, les Etats-Unis continuent régulièrement à essayer de saboter ce rôle central et constructif», a encore déclaré M. Khatami, évoquant la «mentalité de guerre froide» de Washington. «Dans sa description et son analyse de la politique étrangère américaine à l’égard de l’Iran, (Mme) Albright tente apparemment de justifier les erreurs du passé», a poursuivi le ministre iranien, évoquant le soutien au régime du Shah et à Israël. Il a également évoqué les sanctions économiques américaines contre l’Iran, notamment en matière de pétrole et de gaz, lors de son discours parrainé par le groupe pétrolier Conoco auquel assistaient des représentants de plusieurs groupes pétro-chimiques. Ceci «empêche le peuple iranien d’avoir une confiance réciproque dans le futur», selon lui. Ce discours «n’a pas dessiné de carte routière pour l’avenir», a commenté devant la presse le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires politiques, Thomas Pickering. «Nous avions évoqué une carte routière, ce que (les Iraniens) n’ont manifestement pas à l’esprit», a-t-il renchéri. «Nous devrons attendre et voir venir», a-t-il déclaré, tout en estimant que «la venue aux Etats-Unis d’un ministre iranien des Affaires étrangères (…) faisant un effort pour répondre au secrétaire d’Etat est clairement un pas en avant». (AFP)
Téhéran a exclu tout dialogue politique avec les Etats-Unis tant que Washington n’aura pas exprimé concrètement la volonté de mettre fin à sa politique d’isolement de l’Iran. «Il n’y a aucun fondement à des négociations politiques tant que la politique (américaine) continue», a dit le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, lors d’un discours à New York. Il a ajouté que «l’approche de la République islamique d’Iran vis-à-vis des Etats-Unis sera fonction des changements du comportement américain vis-à-vis de l’Iran». M. Kharazi a reconnu un «changement de ton» du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, pour ajouter aussitôt qu’«un changement de ton, en lui même, n’indique pas un engagement à des modifications politiques profondes». Le 17 juillet, au siège de la...