Battu 1-0 à l’aller par les Turcs de Fenerbahce, l’ambitieux club de Parme va devoir justifier mardi, en 32e de finale retour de la Coupe de l’UEFA, le bien-fondé des dépenses somptuaires consenties à l’intersaison pour l’achat de joueurs. Les Parmesans se sont clairement engagés dans la course européenne avec l’ambition de succéder à l’Inter de Milan et leur victoire en championnat sur la Juventus (1-0) samedi devrait les relancer après un début de saison difficile. Outre Parme, la colonie italienne est forte de quatre clubs où elle fait une nouvelle fois figure de nation à battre dans cette compétition. Ce premier tour pourrait offrir quelques surprises notamment pour Anderlecht et le Sporting de Lisbonne qui se déplacent respectivement à Zurich et à Bologne après avoir été défaits 2-0 à domicile. Les Portugais seront privés de leur meneur de jeu brésilien Edmilson tandis que les Belges ne sont pas certains de pouvoir compter sur l’expérimenté Enzo Scifo. Dans le camp allemand, Shalke 04 se trouve dans une situation délicate avant de se rendre sur la pelouse du Slavia Prague avec un avantage minimal (1-0). Les attaquants Hami Mandirali et Rene Eijkelkamp étant incertains, les vainqueurs de 1997 pourraient voir l’aventure s’arrêter plus tôt que souhaité. Le Werder Brême n’est pas mieux loti face aux Danois de Bergen qui ont réussi l’exploit d’aller s’imposer 2-0 à l’extérieur tandis que Stuttgart s’est laissé piéger (3-1) chez lui par le Feyenoord Rotterdam. En Angleterre, Aston Villa, leader de la Premier League devrait se méfier de l’obstacle norvégien de Stromsgodset, le club de Birmingham ne l’ayant emporté que 3-2 à Villa Park. Figurant parmi les favoris de l’épreuve, Liverpool se prépare, lui, à une promenade de santé contre les Slovaques de Kosice, étrillés 3-0 sur leur pelouse. L’OM veut montrer l’exemple Ancien champion d’Europe, Marseille entend montrer l’exemple aux autres clubs français qui disputent mardi les 32e de finale retour de la Coupe de l’UEFA, après des débuts timides. Devant leur public, les Marseillais et leur nouveau meneur de jeu Robert Pires n’envisagent qu’une qualification pour le deuxième tour de la compétition face aux inconnus tchèques du Sygma Olomouc qu’ils ont tenus en respect (2-2) il y a 15 jours. Tout comme l’OM, Monaco, victorieux 3-1 à Lodz, et Lyon, auteur d’un exploit (1-0) à Blackburn, peuvent légitimement envisager de poursuivre leur aventure européenne. En revanche, Bordeaux, l’impressionnant leader du championnat de France, devra montrer son véritable visage face au Rapid de Vienne qui était venu arracher le nul (1-1) au Parc Lescure. Metz, qui a inscrit son premier but en championnat samedi après sept journées, devra, lui, se surpasser face à l’Etoile rouge de Belgrade. Forts de leur résultat à l’aller, les Marseillais, de retour dans les soirées européennes après quatre années d’absence, sont prêts à relever le défi. «Nous nous sommes battus toute une année pour cette qualification. Il nous faut simplement clôturer le petit avantage pris à l’aller», a affirmé le coach Rolland Courbis. «On n’a pas la certitude de se qualifier mais on a la conviction d’avoir déjà fait un grand pas vers cet objectif», a-t-il poursuivi. Pour autant, l’OM ne fait pas preuve «d’une confiance excessive» face à un club «sans passé glorieux, ni nom ronflant» mais qui a toutefois pris le commandement du championnat tchèque. «Face à cette équipe, ce serait une erreur professionnelle impardonnable de développer le moindre excès de confiance», a averti Rolland Courbis. Sur le rocher monégasque, la confiance règne et Jean Tigana ne voit pas comment son équipe demi-finaliste de la Ligue des champions l’an passé pourrait laisser échapper la qualification. «J’ai vu Lodz trois fois. Je les connais suffisamment. Nous avons une marge pour passer ce tour», a commenté l’entraïneur monégasque. «Dans ce genre de rencontres, le danger viendra plus de nous que de nos adversaires. On devrait quand même passer sans connaïtre de problèmes». Optimistes, les Lyonnais, révélation du début de saison, le sont aussi mais ils se souviennent que longtemps les clubs anglais furent la bête noire de leurs voisins français. «Le mieux est d’aborder ce deuxième match comme si nous étions à 0-0», a commenté l’attaquant Alain Caveglia tandis que le coach Bernard Lacome comptait sur des gradins remplis pour soutenir ses protégés. Usant d’une vieille tactique éprouvée, Roy Hogdson, l’entraîneur de Rovers, rappelait que le mental restait la principale force des Anglais. «Même si nous devions perdre à l’aller, nous irions à Lyon pour nous qualifier», a-t-il lancé. Auteurs d’un début de championnat parfait, les Girondins n’ont commis qu’un faux pas, lors de leur entrée en lice européenne où ils gâchèrent de nombreuses occasions de but. La déception passée, les Bordelais affichent leur volonté de se racheter. «Ce qui nous importe, c’est de jouer et de mettre les ballons au fond. Nous allons à Vienne pour gagner, pas pour faire un nul 2-2 qui nous qualifierait. Il faut y aller avec nos arguments», assure l’entraîneur Elie Baup. Pour Metz, privé de Ligue des Champions, les soirées européennes ont pris un air de calvaire qui pourrait s’achever dès mardi. Battus 2-1 à l’aller, les Lorrains, qui ont inscrit trois buts en dix matches toutes compétitions confondues, seront privés de leur buteur Bruno Rodriguez, souffrant d’une contracture à la cuisse. «Pour ce match contre l’Etoile rouge, il faut d’abord assurer l’équilibre défensif», a commenté l’entraîneur Joël Müller, «tout en sachant qu’à un moment il faudra se montrer capable de marquer un but». (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Battu 1-0 à l’aller par les Turcs de Fenerbahce, l’ambitieux club de Parme va devoir justifier mardi, en 32e de finale retour de la Coupe de l’UEFA, le bien-fondé des dépenses somptuaires consenties à l’intersaison pour l’achat de joueurs. Les Parmesans se sont clairement engagés dans la course européenne avec l’ambition de succéder à l’Inter de Milan et leur victoire en championnat sur la Juventus (1-0) samedi devrait les relancer après un début de saison difficile. Outre Parme, la colonie italienne est forte de quatre clubs où elle fait une nouvelle fois figure de nation à battre dans cette compétition. Ce premier tour pourrait offrir quelques surprises notamment pour Anderlecht et le Sporting de Lisbonne qui se déplacent respectivement à Zurich et à Bologne après avoir été défaits 2-0 à domicile....